‹ Glossaire FribourgeoisChapitre 9 sur 160 · AVE · texte numérisé non relu

AVE

X. — P. son nom oommenoe avec une oonsonne; D. ... par une consonne. — P. je sais parti avec la poste , je sais revenu avec le chemin de fer; D. ... en poste ... en chemin de fer. — P. j'arriverai avec la nnit ; D. ... à nuit tombante.

— P. partir, arriver avec la plaie, avec le beaa temps; D. ... par la plaie, par le beaa temps. — P. dëpêchez-voas avec votre tâche; D. dëpêchez-voas d'achever votre tâche.

— P. compter avec les doigts; D. compter sar les doigts.

— P. je préfère rester à la maison, avec cela que je sais indisposé ; D. . . . d'aatant plus que je suis indisposé. — Enfin , selon TÂcadémie , on ne doit pas dire : Dîner avec an morceau de bœaf, avec un poulet, etc. ; mais dîner d'un morceau de bceuf , d'un poulet, etc. — Voy. Tabl. des Germ.

ÂVERSË, s. f. — P. un affreucc averse ; D. une afifrense averse.

A VISSE, s. m. (pr. via) Ecr. avis et pr. avi : C'est mon avis. Donner avis.

AVOIR, V. a. — P. mon neveu aura bientôt la messe; D. mon neveu dira bientôt sa première messe.

AVRIL, s. m. (/ mouillée). — P. on Ta envoyé au mois (tavril; D. on lui a donné un poisson d'avril.

AYANT, part. — Pr. ai-ian et non a-ian.

AYB (QU'IL) subj. d'avoir (pr. vie.) Ecr. qu^il ait, et pr. qu'il è. On fait souvent ane faute de ce genre, en prononçant qu'il soye au lieu de qu'il soit (pr. soi.).

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BAOON, B. m. (v. fr. — T. pat) Lard. Le mot anglais bcicon (pr. bék^n) a le même sens.

BÂFRÉE, s. f. (p. f.) Repas abondant. P. quelle iàfrée? D. quelle bâfre (pop.).

BâGâR, 8. m. (p. f.) P. un bagar; D. une bagarre.

BAGNOLET, 8. m. (T. 8. r.) Baquet ou petit seau à oreilles et fort peu profond, servant i laver le linge fin ou la vaisselle. — Voy. Set/fe, Seillon»

BAGUETTE, s. f. — P. une baguette de rideau ; D. une tringle.

BAIGNER, v. a. et pron. — P. je vais baigner; D. je vais me baigner.

BAILLIF, s. m. (v. f.) Eer. et pr. bailli.

BAIN, s. m. — Nous disons aller aux bains , à des bains; les Français disent aller aux eaux, il est revenu des eaux (Acad.).

BAL AN, s. m. (p. f.) — P. rétablir le balan; D. rétablir \ réquilibre. — Nous disons aussi être sur le balan pour être en balance^ être indécis, en suspens.

BALANCE, s. f., s'emploie au sing. dès qu'il s'agit d'un seul instrument de cette nature : P. l'hôtel des Balances; D. l'hdtel de la Balance.

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BÂLYER, V. a. et BÂLTURES, 8. f. pi (pr, vie. et franc, pop.) Eor. balayer, balayures et pr. bcUë^ié ^ balé-iure.

BAMBOCHE, 8. f., n^est pas franc, dane le sens de soulier de lisières on soulier fourré. Quant à babouches, employé impr. dans le même sens, il sign. en franc, mules de chambre.

BAMBOOHEB, v. n., n^eet pas franc., mais bien bambôeheur et bamboches (FÂcad. n^admet ce dernier qu'an plnr.) : P. ils ont bamboché emsemble; D. ils ont bu ou ils ont fait des bamboches ensemble.

BANC, s. m., ne doit pas se dire pour étal : P. le banc du boucher (germ. : Fleischbank); D. Tétai.

BANCHETTE, s. f. (p. f.) D. bancellCy plutôt que banquette^ tabouret^ ou escabeau^ mots dont les définitions ne s'accordent guère avec Tusage que nous faisons d'une banchette.

BANQUE, s. f. — P. il a étalé ses marchandises sur la banquet (T. s^ r.); D. sur le comptoir.

BAPTISÉ, s. m. (p. f.) P. inviter à un baptisé, il y a nn baptisé à trois heures, eto. ; D. un baptême.

BARAGNE, s. f. (p. f. — T. paf.) — P. appuyez-vous k\9kbaragne;D à la balustrade.

BARBE, s. f. — C'est un germ. que d'employer barbe pour panneton : P. la barbe d'une clef; D. le panneton. Les trois parties d'une clef sont Vanneau^ la tige et le panneton (Acad.).

BARBOTER, v. n., ne doit pas se dire pour marmotter: P. qu'est-ce quç vous bfirjbotez entre vos dents ? D. qu'estce que vous marmottez? .

BARBOUCHET, s. m. (p. f. - T. pat.) D. salsifis: Des salsifis à la sauce blanche. Nous donnons aussi ce nom au scorsonère sauvage.

BARBOUILLON, s. m. (p. f. — T. s. r.) P. vous êtes

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nn barbouillon; D. vons êtes an homme sans parole. Barbouillon ne doit pas se dire non plas poar brouillon.

BARDOUFPER, v. a. (p. f.) P. va te laver , tu es tout bardouffé; D. ..; tu as le visage sale.

BARRIÈRE, s. f. — P. la barrière de l'escalier; D. la rampe .* Tenez- vous à la rampe.

BAS, adv. — P. sauter bas de la voiture; D. sauter à bas de la voiture. — P. il s'est jeté bas; D. il s'est jeté à bas. — P. prenez bas ce tableau; D. descendez ou dëcroohez ce tableau. — P. on en a, pris bas deux aunes; D. on en a pris ou coupé deux aunes. — Voy. En bas,

BASSET, adj. — P. des haricots bassets; D. des haricots nains. — P. un chien basset; D. un basset. Basset n'est jamais adjectif.

BASSINER, V. a., sign. chauffer avec une bassinoire : P. cet homme me bassine; D. cet homme m'ennuie.

BASTIEN ou BASTIAN, s. m. — Nous disons d'un mari qui est moins maître chez lui que sa femme : C'est un bastien, c'est un mari bastien (dim. de Sébastien), ou il est sous la pantoufle, expression qui nous vient de l'allemand : Er steht unter dem Pantoffel.

BATAILLE, s. f. — P. une soupe à la bataille; D. une julienne. — P. une bataille de cabaret ; D. une rixe ou une batterie.

BATIER, s m., ne peut se dire pour fabricant de bas, pour bonnetier. Un bâtier est un ouvrier qui fait et vend des bâts de mulet ou d'autres bêtes de somme.

BATOILLE, s. f. et BATOILLER, v. n. (p. f. — T. pat.), paraissent dériver du grec /JattoKoyeiP, babiller (?). P. c'est une batoille, elle ne cesse de batoiller; D. c'est une babillarde, elle ne cesse de babiller. L'Acad. dit d'une femme frivole et babillarde: Cest une caillette, expression qui peut même s'appliquer à un homme: Cet homme est une franche caillette (fam.).

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