‹ Godeau, évêque de Grasse et de Vence (1605-1672) (volume 2)Chapitre 118 sur 192 · CHAPITRE Mil · texte numérisé non relu

CHAPITRE Mil

Godeau à Aix et à Avignon (juin et juillet 1638).

Au plus fort de la querelle de Lérins, en juin i638, Godeau va à Aix. C'est là que, le n, Chapelain lui adresse une lettre où, connaissant le zèle de notre évêque pour la parole, il lui dit : « Le rhume, qui vous est survenu, vous aura du moins servi de dispense de prêcher en des lieux funestes par leur grandeur à ceux qui sont sujets aux fluxions sur le poumon, comme vous... Vous pronostiquez si avantageusement pour la fortune de ma Pucelle... que je ne laisse pas de vous dire de 200 lieues ce que le maréchal d'Ancre disait à M. de Bonnueil 4 : Ta m'aduli, ma ta mi placi... Votre facilité dans la poésie », ajoute-t-il dans un autre ordre d'idées, « m'est connue de trop longue main pour en douter... vous êtes le poète le plus véritablement inspiré qu'aucun de ceux qui ont donné de leurs ouvrages à la France... M. de Saint- Cyran est toujours au bois de Vincennes. M. de Chavigny l'a visité humainement. Il supporte sa prison sans le moindre murmure. Il y a apparence que le coup lui vient du lieu d'où vous me le marquez ». Dans cette même lettre, Chapelain entretient Godeau dune grave affaire qui revint souvent dans ses lettres : celle de J.-B. de C roi ailles, cousin

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