‹ Godeau, évêque de Grasse et de Vence (1605-1672) (volume 2)Chapitre 124 sur 192 · IÔ · texte numérisé non relu

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lent évêque qui est bon juge de la vertu d'autrui, puisqu'il est tout plein de vertu. Ses dernières lettres ne sont parées que de vos louanges ». Il doit s'agir de Godeau.

Revenons aux affaires de Lérins. Un ancien catalogue des archives de l'abbaye, appartenant à Mme la comtesse Raoul de Saint-Seine et provenant de ces archives sans aucun doute, a beaucoup servi, on le sait, à M. Moris pour le tome II, publié en 1905, de son Cartulaire de Lérins. Voici ce qu'on lit dans cet inventaire :

« En 1 638, M °r Godeau, évêque de Grasse, mortel ennemi des religieux de Lérins *, qui avaient refusé de lui vendre l'église et la maison qu'ils possédaient à Grasse pour les PP. de l'Oratoire... » Je crois que les moines mentaient sur ce point. J'ai toujours lu que, dès 1628, les Oratoriens avaient acheté l'église Saint-Honorat à Grasse, qui avait appartenu à Lérins ; qu'ils l'avaient payée 3. 600 liv. ; que le lieutenant au siège, Louis Lombard de Gourdon, leur avait fourni la somme et donné une maison ; qu'ils achetèrent en outre une maisonnette jointe à l'église, un jardin ou cour, cinq maisons ; qu'en i63i ils étaient installés ; qu'ils payaient en outre à Lérins la rente annuelle d'une livre de cire 2.

Godeau, ajoute l'Inventaire Saint-Seine, « jaloux de voir dans son diocèse cette juridiction pontificale que les abbés du Mont-Cassin exercent dans leurs abbayes et dépendances, et d'ailleurs domestique 3 du cardinal de La Valette, assisté de quelques religieux mécontents, insinua au roi et au cardinal de Richelieu que les îles avaient été perdues par suite des intelligences existant entre les religieux et les Italiens '* ; il obtint un brevet de l'abbaye en faveur du cardinal de La Valette et une commission en sa faveur, pour établir dans le monastère les religieux de la congrégation de Saint-Maur 5,

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