Il mourut en août
Taddeo, fut général des troupes pontificales et préfet de Rome1. Urbain VIII abandonna le gouvernement de l'Eglise à ses neveux.
Dans l'affaire de Lérins, les cardinaux Prancesco et Antonio « le Jeune » agirent contrairement au vœu du roi. Le cardinal de La Valette faisait semblant de n'être point pressé: du moins, il l'écrivit de Turin, le 17 janvier i63g, au maréchal d'Estrées, ambassadeur de Louis XIII à Rome.
Il insistait sur ce qu'il n'accepterait l'abbaye de Lérins que si elle ne demeurait pas attachée au Mont-Cassin : « ce que je crois très difficile, étant certain que les religieux "2 vivent mal. ainsi que vous verrez par la lettre de M. de Grasse que je vous envoie ». Urbain VIII accorda les bulles. Mais presque aussitôt le cardinal de La Valette mourut 3 ; et le pape révoque ses bulles, disant qu'elles n'avaient été obtenues qu'à la faveur de faux rapports. Un arrêt du Conseil d'Etat avait confirmé, le 22 mars i63g, malgré les doléances des Cassinistes, l'union décrétée de Saint-Honorat et de Saint-Maur4. Ce fut, dit M. Cognel, « une paix relative jusqu'à la mort de Richelieu ». Cet arrêt du Conseil d Etat, prononçant entre dom Louis de Meynier et ses moines (Cassinistes) dune part, et, de l'autre, le cardinal de La Valette que Louis XIII ;i\;iit nommé abbé commendataire des religieux reformés (Mauristes), mentionne non seulement les lettres-patentes du 17 mars iG38, et les actes des deux commissaires accomplis le i!\ juillet, et la nomination de La Valette signée le 17 mars i(>38, mais encore un inventaire des biens de l'abbaye fait, le 10 mai et les jours suivants, par le lieutenant particulier au siège de Grasse, en exécution des lettres d'économat données à I 1. de Valbelle: il signale en outre la nomination de Meynier faite à Pérouse le 21 avril, ses lettres d'appel datées <lu 10 décembre, les assignations faites par lui et les siens au cardinal de La Valette et ;mx Mauristes le