Nouvelle numérotation, p. 1 à
3 Rev. drs cours ri tirs ronfrr. de mai 1896.
3. si m. Faguel a dil le mot.il se trompe: en 1 633, Godeau n'était pas lise, el c'esl seulement m i635 qu'il fut sous-diacre
'1. " Une chanson de corps de garde .scion Voltaire; un ohm i suivant Lacordaire (Lett. à un jeune homme sur i<> vie chrétienne), a Impu nément nu, parte que divin, ("mine Le crucifix ».
de cèdres et aux vallées « où distille l'encens ». tout se retrouve çà et là, atténué, adouci, affadi, nous le répétons.
Godeau dit dans sa Préface qu'il a c cherché un style naïf et sans afféterie » et surtout « évité les comparaisons et façons de parler dont l'original est rempli et qui n'ont bonne grâce qu'en la langue sainte ». Fénelon dira aussi, dans sa Lettre à l'Académie, que le Cantique des Cantiques exprime « avec grâce et tendresse, l'union mystérieuse de Dieu, époux, avec l'âme de lhomme qui devient son épouse » ; et Huet, dans son Origine des Romans, que c'est une « pièce dramatique où les sentiments passionnés de l'Epoux et de l'Epouse sont exprimés d'une manière si tendre et si touchante que nous en serions charmés, si ces expressions et ces figures avaient un peu plus de rapport avec notre génie ou que nous pussions nous défaire de cette injuste préoccupation qui nous fait désapprouver tout ce qui s'éloigne tant soit peu de nos mœurs ».
Les huit Eglogues sacrées de Godeau comprennent les personnages suivants : l'époux et l'épouse d'une part1, l'épouse et ses compagnes °2, l'époux, l'épouse et les compagnes de celle-ci 3. Certaines lettres initiales sont ornées. Les I repré sentent Jésus tombant à terre et frappé par deux hommes armés de bâtons ou Jean-Baptiste agenouillé, le bourreau dressant l'épée pour lui couper la tête et Hérodiade présen tant le plat pour l'y mettre; un M, saint Michel terrassant le dragon ; les A, saint André tenant la croix qui le caractérise ; d'autres lettres n'ont que des ornements quelconques.
J'ai rappelé la lettre où Chapelain, rentrant de Dreux où il avait fait un petit voyage et écrivant à Balzac le 25 septembre i632, l'avertit que Godeau y travaille ses Eglogues sacrées « qui sont des imitations ou paraphrases du Cantique des Cantiques : il nous en montra deux à Dreux, et je ne crois pas qu'il y ait rien eu encore de comparable en ce
i. N08 i, 2 et 4.