‹ Godeau, évêque de Grasse et de Vence (1605-1672) (volume 2)Chapitre 24 sur 192 · Rois, II. i. 9 versets et demi · texte numérisé non relu

Rois, II. i. 9 versets et demi

alexandrins, d'un octosyllabe et de 3 vers alexandrins l ; mais qu'on n'y cherche rien des montagnes, ni de Geth, si des places publiques d'Ascalon et si des filles soit des Philistins soit des incirconcis le versificateur du temps de Louis XIII a retenu quelques traits :

Et leurs filles, dansant autour de leurs idoles, Rediraient par mépris les funestes paroles Dont nous nous servirions pour plaindre nos douleurs. Qui pourrait endurer, sans mourir de tristesse, Qu'Ascalon, pour montrer sa publique allégresse. Allumât mille feux ?

L'apostrophe célèbre aux monts de Gelboë n'a pas disparu ; ni la comparaison de Saul et de Jonathas morts avec les aigles et les lions. Par contre, le jeune poète n'a rien gardé de la peinture de Saûl revêtant les filles d'Israël d'écarlate et leur donnant des ornements d'or, ni de la comparaison de Jonathas avec la plus aimable des femmes.

Le cantique de Judith, quand elle rentre dans Béthulie et y rapporte la tête d'Holopherne -, est la matière de 25 strophes, chacune de 8 vers octosyllabes 3.

Qu'aujourd'hui noire front se voie Couronné de chapeaux de fleurs.

mais ni les tambours ni les cymbales de l'original, Par contre,

Ce n'est point un camp redoutable Ni des Titans bouffis d'orgueil Qui, par un effort mémorable, De son lit ont fait son cercueil,

et la paraphrase décrit assez exactement les préparatifs de la jeune veuve, sinon l'huile parfumée dont elle mouille sa figure et l'ornement superbe dont elle couvre ses cheveux et la robe neuve dont elle se vct pour tromper Ilolophcrne et

I, P. 106, sqq.

'2. Judith, 16. *j<> verseta

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