‹ Godeau, évêque de Grasse et de Vence (1605-1672) (volume 2)Chapitre 26 sur 192 · Luc, 1 . 10 versets · texte numérisé non relu

Luc, 1 . 10 versets

8, IV 1 1 I -qq.

A qui tout défaillait, il donne toutes choses ; Les épines vont croître où fleurissaient les roses,

Tout va changer de lois, La peur va se glisser dans les cœurs des plus braves, Les princes orgueilleux vont devenir esclaves,

Et les esclaves, rois.

Vient alors la paraphrase du « cantique de saint Ambroise et de saint Augustin, Te Deum laadamus » l, développée en strophes de 10 octosyllabes.

Ces poésies de Godeau se continuent par la paraphrase de 6 psaumes : le 70e, In te, Domine, speravi; le g/ie, Venite, exultemus ; le 112e, Laudate, pueri, Dominum ; le i3oe, Domine, non est exaltatum; le i38e, Domine, probasti me; le i45e, Lauda, anima mea, Dominum °2. Nous n'en dirons rien ici, puisqu'il faudra parler ailleurs des Psaumes de Godeau.

Indiquons, pour finir cette partie du livre publié en 1 633, « les larmes de la Madeleine, élégie » 3 en alexandrins : sainte Marie-Madeleine s'est enfuie du Calvaire après la mort du Christ, et se lamente sur les bords du Jourdain ; — « les larmes de saint Jean, stances » 4 au nombre de 17, chacune de 4 octosyllabes et de 2 alexandrins : le futur Evangéliste, resté au pied de la Croix, semble-t-il, pleure Jésus; — et des « stances » qui débutent par ce vers :

Dans le funeste état où mon mal me réduit 5.

Ces stances imprécises, qui se composent de 2 alexandrins, 1 octosyllabe et 3 alexandrins, et sont au nombre de 18, ne nous apprennent pas grand'chose sur Godeau.

Voilà pour la poésie. Quant à la prose, le livre de Godeau se termine par des Prières et méditations chrétiennes G. D'abord

P. 147 sqq.

P. 157 sqq.

P. i85 sqq.

P. 191 sqq.

P. 196 sqq.

Encore une numérotation nouvelle, de 1 à i58

trois à J.-C. ', une pour le matin "2, une pour le soir3, trois à dire l'une avant la confession \ l'autre après 5 et la troisième avant la communion 6, une méditation à lire après la communion", une prière à la Sainte Vierge8, une méditation sur la naissance de J.-C. 9 et une sur sa passion 10, une paraphrase sur le Miserere11 , une sur les versets 16-17 du psaume n5 *2.

Les Œuvres chrétiennes de Godeau, approuvées le 27 avril 1 633 par deux docteurs en théologie de la Faculté de Paris et munies d'un privilège du 2 mai, ont un achevé d'imprimer (relatif à la première édition) du 8 juin. Ce n'est donc pas exactement « dans Pâques », comme Chapelain l'écrivait à Balzac le 17 février, que la première édition parut, mais un peu après.

Tout cet ensemble fut assez admiré. Ce qui le prouve, c'est que la même année où ces Œuvres chrétiennes parurent en in-8°, elles furent aussi imprimées en in-120, « dans un format plus commode l3, chose qu'ont ignorée d'ailleurs », dit M. Cognet, « tous les biographes de Godeau, alors que la bibliothèque Sainte Geneviève possède un exemplaire de cette réédition de i633 ».

Ce que fut le succès des Œuvres chrétiennes que Godeau publia en i633, M. Cognet eût pu l'indiquer d'après une lettre que Balzac envoya à sa cousine. Mme de Nesmond, supé-

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