‹ Godeau, évêque de Grasse et de Vence (1605-1672) (volume 2)Chapitre 29 sur 192 · Jal · texte numérisé non relu

Jal

■u. Tamize) de Larroque noie que Sarasin chanta ces « ombrages verts »

où notre h druide ■ se plaisait.

3. Godeau, Lett., 124. Le destinataire n'es! point Pellisson <pii n'avait

alors que dix nus.

4. Rien à tirer de la lettre que Chapelain écrivit à Godeau en juin i(

En i635, non content des quatre épîtres de saint Paul qu'il avait paraphrasées et publiées en i63*2, il édita la paraphrase de celle que l'apôtre des Gentils adressa aux Romains : ce fut chez Gamusat1. Toutes ces œuvres en prose et en vers conduisaient notre avocat d'une part vers l'Académie, qui naît à cette époque, et de l'autre, vers l'Eglise. Et d'abord reparlons de Godeau académicien. La « réunion Gonrart » avait ouvert son registre le i3 mars 1 634 et adopté le 20 le nom d'Académie française. Le premier inscrit sur la première liste des Académiciens ne fut ni Gonrart ni peut-être son cousin germain, Godeau. Assurément les qualités littéraires de ce dernier, jusque-là fort appréciées dans les « cabinets » de l'Hôtel de Rambouillet, semblent avoir été la cause principale, ou tout au moins occasionnelle, des rendez-vous qui s'étaient donnés chez Gonrart. Le provincial au teint noir et à la figure laide en était Famé. Ce petit homme de Dreux paraît avoir été souvent le rival de Voiture dans « la loge de Zyrphée » que la marquise de Rambouillet construisit dans le jardin de son hôtel en 1618 ou « dans la chambre bleue d'Arthénice ». S'il était resté dans le monde, il eût peut-être éclipsé Voiture qu'on surnommait pourtant « l'âme du rond » , et que Julie de Rambouillet trouvait « plus grand d'une coudée, mais mille fois moins galant ». Godeau avait plu aussi aux amis de son cousin Gonrart. Le littérateur favori d'une des filles de la marquise de Rambouillet, « le nain de Julie », le second des hommes d'esprit du temps de Louis XIII et de Richelieu (il est convenu que Voiture fut le premier), se distinguait comme prosateur, surtout comme poète, dans ce qu'on appelle « le cercle Conrart».

C'est ainsi que le talent de Godeau, surtout comme poète, est la cause de la formation de l'Académie ; c'est ainsi que — selon certains 2 — le jeune littérateur de Dreux fut le

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