‹ Godeau, évêque de Grasse et de Vence (1605-1672) (volume 2)Chapitre 5 sur 192 · Bourgoin, p. 52, note · texte numérisé non relu

Bourgoin, p. 52, note

4. Voir An h. des A. -M. Ev. de Vence, G. 1374 (inventaire des biens de Marie Targer).

5. Nous verrons qu'Urbain VIII lui accorda ses bulles le 22 septembre.

6. 11 avait un frère, dit M. Cognet d'après une lettre de Balzac à Chapelain (Mélang. historiq. publiés par Tamizey de Larroque, I, p. 5g4) : « Nous ne savons rien de lui ».

reuses. FI fit de bonnes éludes au collège de sa ville natale, « chantant, rimant l, buvant avec les Allemands de sa pension qui, lorsqu'il fut en philosophie », écrit ïallemant des Réaux, u ne pouvaient vivre sans lui » 2. Il montrait du goût pour les vers3 et aussi pour les légèretés : les distractions qu'il cherchait semblent avoir été moins élevées que faciles. En outre, « extraordinairement petit et laid », à ce qu'assure Tallemant.

Une femme, qu'il appela « la bergère Bellinde », lui inspira une passion assez profonde pour avoir été le tourment de son adolescence et le regret du reste de sa vie. Qui étaitelle ? La sœur de Rotrou \ si l'on en croit une légende qui a trouvé trop de créance. M. l'abbé Cognet a reconnu dans Tallemant que, si Godeau fut brûlé de plus de feux 5 qu'il n'en alluma d'ailleurs, ce fut pour « une fille de bon lieu, bien faite, mais pauvre », MIlc de Saint- Yon. Elle rejeta les vœux de Godeau, se maria, devint veuve presque aussitôt, repoussa de nouvelles sollicitations de l'amoureux transi. On avait admis que Godeau aima la sœur de son compatriote Rotrou, qu'il lui adressa, sous le nom de Lisis et d'Ergaste, de la prose et des vers : ainsi il éprouva quelque chose, — c'est l'abbé Tisserand qui le dit, — « des égare-

i. Allumions aux bois des environs de Dreux et aux rives de la Biaise dans les Poés. chrét. de Godeau, éd. de i6/»6, p. 2o3 ; éd. de 1660, t. 111, p. io5.

2. G.,d'ap. Tallemant des Réaux, Historié t., éd\t. MonmerquéetTaschereau, Paris, t835. Le ms. de ce livre curieux est au musée Coudé à Chantilly.

3. G. dit que l'air de Dreux favorisait l'inspiration poétique, si l'on en croit un proverbe recueilli par dom Liron, Sirujulnr. hislor. et Ut ter., Paris, Didot, 173'1-îo, t. I. p. 384.

(\. Celui-ci naquit à Dreux aussi, mais en 160g ; c'est en 1610 (pie naquit l'ainée de ses soeurs.

C. remarque d'ailleurs que Tisserand n'a pas de preuves pour 1 imaginer entre Godeau et Bellinde une entrevue dont il donne même la date • (cependant Tisserand la place <mi Février iôaO), ni pour affirmer que « <!•' sa déception, il contracta une maladie nerveuse qu'il garda

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