‹ Godeau, évêque de Grasse et de Vence (1605-1672) (volume 2)Chapitre 6 sur 192 · ans · texte numérisé non relu

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ments de saint Augustin *>*. Si Faret, de qui M. Bourgoin a pu dire 2, par allusion à un vers connu de Boileau, qu'il était « une rime fatale à Cabaret », fut assez peu délicat pour publier, à l'insu de Godeau, quelques-unes — trois en tout, — des lettres qu'il avait envoyées à « Bellinde » et pour en offrir un exemplaire à Richelieu en i634, cette malice n'eut guère de conséquences et n'empêcha pas Godeau d'être évêque en 1 636.

Une faut pas dissimuler que « la bergère Bellinde » ne fut point la seule passion de Godeau. Tallemant a dit qu'il aima souvent et en divers lieux ; les manuscrits de Conrart contiennent, dit M. Cognet, quelques lettres qui renseignent à cet égard 3 ; Godeau lui-même s'accusa d'inconstance, dans une lettre à Malleville4. Ses billets à « Bellinde » se lisent soit dans un des recueils manuscrits de Conrart3 soit (en partie) dans le recueil de Faret6. Ces passions plus ou moins violentes lui laissèrent des regrets qu'il déplora en des vers que Ton trouve soit dans ses Poésies chrétiennes de 16^6 7, soit clans un des recueils de Conrart8. Les sept lettres de Godeau que Faret inséra dans son Recueil de 1627 9, sont adressées, l'une à M. L. C. B. S. : il le console d'une disgrâce, — une à « Philandre » 10 : il l'avertit qu'il a eu l'honneur de faire la

1. « Les lettres à Bellinde furent publiées par Faret en 1627 », dit Tisserand. Ce qui est vrai, c'est qu'on trouve sept lettres de Godeau, — dont trois seulement à Bellinde — dans le Recueil de lettres nouvelles que Faret publia en 1627 et qu'il dédia à Richelieu (Paris, Toussaint du Bray). Ce Recueil fut réimprimé chez d'autres libraires en i634 et i638.

2. « Le bon M. Faret », comme dit Chapelain dans une lettre de septembre i63/i.

3. C, d'ap. Bibl. de l'Arsenal, Recueil Conrart, V in-f* (f. 3o3). 4- C, d'ap. le Recueil (Faret) de 1627, p. 535.

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