Bourgoin, p
\. [d. p. 3o, d'ap. Vf/Ut. de VAcad. fr. (tomel, p. 10) : au nombre «l»^ • gens de lettres <%i d'un mérite forl au dessus du commun » qu'il signale chez I "in art, Godeau esl !<• premier.
'». lin <l, h, 11., \\<<iuL, 1.") juin 1807. Voir nussi I Ici Mot. llisl <!>.<
i.rii. franc. t Paris, Cornely, 1 I «sans date), p. 3a3.
était né, et composait des vers galants qui faisaient l'admiration de ceux auxquels il voulait bien les montrer. Mais il ne lui suffisait pas d'être admiré dans sa petite ville, et il désirait se faire connaître aux beaux esprits de Paris. Précisément il était le cousin de Conrart *, un secrétaire du roi, qui cultivait aussi les Muses et fréquentait beaucoup les gens de lettres. A sa demande, Conrart en rassembla quelquesuns chez lui et Godeau vint leur lire ses poésies. Il faut croire que cette réunion leur causa un plaisir très vif, puisqu'ils désirèrent la renouveler... Ils étaient neuf... parmi lesquels il n'y a guère que le nom de Chapelain dont on se souvienne et sa célébrité n'est pas de celles qui sont très dignes d'envie », ajoute Boissier.
Ce fut l'origine de l'Académie qui fut établie, sous le protectorat du cardinal de Richelieu, par lettres-patentes du 29 janvier i635.
De ce salon de Conrart, un critique2 dit fort bien qu'il était d'un ton mitoyen entre celui des somptueux « cabinets » de l'Hôtel de Rambouillet, où tous les hommes de lettres ne se trouvaient pas aussi à leur aise que Voiture, et celui de « la chambre garnie aux sept et huit chaises de paille », où Malherbe avait tenu ses conférences à ceux qu'il nommait ses « écoliers ». Si le salon de Conrart est devenu l'Académie, Godeau ne fut pas étranger à cette transformation. Faudrait-il nous étonner qu'il eût été le premier inscrit sur la première liste des académiciens, à l'époque où ils n'étaient pas encore quarante? Mais la question est de savoir s'il l'a été.
Conduit par Conrart à Paris, Godeau est présenté dans le salon d'une femme qui fut assez célèbre jusqu'en 1628, et à qui Balzac a écrit de belles lettres, Mmc des Loges 3. Tallemant la nomme « la première personne de son sexe qui ait écrit des lettres raisonnables ». Godeau eut avec elle une