‹ Godeau, évêque de Grasse et de Vence (1605-1672) (volume 2)Chapitre 85 sur 192 · C'est un Provençal qui juge ainsi ces poètes d'Aix · texte numérisé non relu

C'est un Provençal qui juge ainsi ces poètes d'Aix

3. Godeau, Lett., n° 12. On sait qu'Arnauld d'Andilly avait épousé, en i6i3,la fille unique d'Antoine LeFèvre de la Boderie, alors âgée de i4 ans: elle lui avait apporté en dot la terre de Pomponne.

4. MSr Fuzet en rapprochait la Relation du pays de Jansénie du P. Zacharie de Lisieux, capucin, datée de i658 : la Clélie parut en i656.

5. MKr Fuzet, dans ses Jansénistes du XVIIe s., rappelle ce mot de Sainte- Beuve.

(plus tard il le chanta en vers), l'évêque de Grasse écrit à M'"c de Villeauclers ', le if\ septembre, une lettre - où il affirme qu'il ne peut cesser de penser au rocher où « la sainte amante de Jésus » a. selon les croyances provençales, passé trente années dans la pénitence. « De tous côtés, il n'y a que des précipices affreux qui bordent le rocher: on n'y entend que le bruit des torrents; le soleil n'y luit que la moitié de l'année: l'hiver y a choisi sa demeure : de tous côtés, l'eau distille et se glace avant que de tomber à terre. Voilà les palais de la Madeleine, son cabinet, ses vases de cristal, ses tableaux, ses bras d'argent, ses cassolettes, ses tapisseries » 3. Nous rappelons brièvement que la tradition provençale, que Godeau admettait, n'est pas un article de foi. Sans doute, l'abbé Faillon a voulu la confirmer, lorsqu'il publia en i858 ses Monuments inédits sur l'apostolat de sainte Marie-Madeleine en Provence et sur les autres apôtres de cette contrée. Mais Mgr Duchesne a ensuite démontré 4 que, avant le milieu du xi" siècle, il n'y avait pas la moindre trace du système d'après lequel les saints de Béthanie seraient venus en Provence, ou d'autres saints de Palestine ; que ce sont les moines de Vézelay qui, pour authentiquer les reliques qu'ils croyaient avoir de sainte Madeleine, ont imaginé le voyage de l'illustre pénitente en Provence ; que les Provençaux les ont pris au mot; qu'en 1187, on découvrit à Tarascon un

1. « Villnucirrs » (T., God., p. 128), « Villauclers », d'ap. l'édit. des Lett. de (iodeau de 1 7 1 3. La lettre a le n° 9. Nous ne savons d'où elle fut envoyée. Louise de Béon, fille de Bernard, seigneur de Masses, et de Louise de Luxembourg-Brienne, avait épousé en i6a3 Henri-Auguste de Loménie. seigneur de <• la Ville aux Clercs », comme écrit Tamizey de Larroque.

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