‹ Godeau, évêque de Grasse et de VenceChapitre 158 sur 242 · Voir Hermant, t. I, p. 3i8 et · texte numérisé non relu

Voir Hermant, t. I, p. 3i8 et

3. Hermant, 1. c , p. 25o. Arnauld ne publia plus rien jusqu'en 1649. Ce dernier ouvrage parut à la fin de mars i644 : Balzac écrivit à Chapelain le 2 mai qu'il n'avait « rien lu déplus éloquent ni de plus docte ».

4. Sur les Apologies de Jansénius, où Arnauld soutenait les thèses les plus sombres de celui-ci, voir Brucker, art. Arnauld dans le Dict. de théol. cath. de Vacant et Mangenot.

5. Sur cette citation à Rome, voir la curieuse lettre de Balzac à Chapelain du 21 mars i644. « Cette affaire ne choque ni l'infaillibilité ni l'omnipotence de celui qui s'appelle nostro signore à l'exclusion de J.-C. Ce sont les redoutables mystères du Vatican... »

6. Publ. par Tamizey de Larroque (Docum. inéd., 1873, p. 557).

7. Allier, C* du T. -S. -S. de tAutel à Mars., Paris, Champion, 1909, p. 187.

8. On a vu que, le 22 juin 1639, le chevalier de la Goste, G de Simiane, en avait envoyé un des premiers exemplaires à F. de Foresta à Marseille.

Parlons enfin de ce que Godeau fit pour ses diocèses, durant ce séjour à Paris.

Senéquier cite « à raison de son objet tout local, la lettre pastorale de Godeau relative au tremblement de terre du i5 février 1 644, qui n'avait pas fait plus de mal à Grasse que celui du 16 juillet 1 535 *. L'évêque ne saisit pas moins l'occasion de semoncer ses ouailles sévèrement et de leur déclarer que Dieu voulait les punir, disait-il, de la licence et impunité des duels qui fait de notre ville une malheureuse école de gladiateurs » 2. Tisserand dit 3 que Godeau était « à l'Assemblée du clergé » — laquelle ? — quand il apprit le désastre et qu'il écrivit le 6 mars : a Je m'imagine voir les uns qui sortent (de la cathédrale), les autres qui entrent, tous qui pleurent, sont saisis d'effroi et ne savent où se réfugier. Puis je lève les yeux plus haut et je regarde Dieu qui tient la foudre dans ses mains, prêt à la laisser choir sur vous 4 ». C'est d'après ce passage, je pense, qu'un autre historien de Grasse, l'abbé Massa, parle du « coup de foudre qui atteignit la cathédrale, en février i644 », et de ce que l'évêque en profita pour blâmer les usuriers, les duellistes, les gens qui recouraient aux vengeances privées 5.

Le i5 juillet i644, Godeau, « demeurant à Paris, rue de Touraine, marais du Temple, paroisse de Saint-Jean-en- Grève », donne, en présence des notaires Drouyn et Matelis

i. Par contre, il fut très grave aux environs de Nice (Bouche, p. g3a et Papon, IV, p. 552); les secousses furent au nombre de six : la première dura « l'espace d'un Miserere », ruina la moitié de i4 villages, renversa deux grands châteaux, écrasa près de 4oo brebis sous l'éboulement d'un pan d'une montagne; au village de Chàteauneuf « près de Nice, ce tremble-terre se fit ressentir durant plusieurs jours » ; dans la haute vallée de la Vésubie, les voûtes des églises se fendirent à Belvédère, Roquebillère et Lantosque ; à Fréjus, la cathédrale, pendant la prédication, a trembla si fort », dit Bouche, « qu'il semblait qu'elle dût venir en ruines » .

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