C. d'ap. Chapelain, Lelt. , tom. I, p. 55o
du revenu de son nouvel évêché ' et a toutes les expéditions de la cour pour la jonction de cette mitre à celle qu'il porte ». Le 20 janvier i64o, Godeau écrivit à Urbain VIII, malgré la brouille entre Paris et Rome, et lui demanda d'unir, selon le brevet de Louis XIII, Grasse et Vence 2.
Tisserand dit que Godeau, en reconnaissance de l'union des deux diocèses, « envoya une ode à Louis XIII » 3. Quelle ode? je l'ignore. Mais nous lisons dans une lettre de Chapelain à Balzac, datée du 29 janvier i64o : « M. de Grasse a fait une ode pour le vœu du roi, mais ne l'a pas encore parfaite ; vous serez des premiers à la voir, quand il y aura mis la dernière main ». Il s'agit de la déclaration faite à la tin de décembre 1637, et non en i638, « pour la protection de la Vierge », qui fut imprimée dans le Mercure de 16/41. Nous reparlerons de ces vers de Godeau.
Après Vence, Antibes. Dans un mémoire adressé à Richelieu *., Godeau avait exposé les droits que les évêques de Grasse avaient sur le spirituel et le temporel de cette vicairie apostolique. Marie d'Anjou, ou plutôt Marie de Blois, femme de Louis d'Anjou 5, avait cédé la seigneurie d'Antibes à Robert de Genève qui, en 1378, avait été élu pape sous le nom de Clément VII, opposé à Urbain VI qui continua à résider à Rome, reconnu par une partie du monde catholique et amené à s'établir à Avignon. Cet antipape avait vendu la seigneurie, en i383, à une des branches de la famille des Grimaldi6. Au concile de Baie7, l'évêque de Grasse, Antoine