G., d'ap. Godeau, Lett., p
6 . Godeau signe simplement « évêque de Grasse » ; c'est ainsi qu'il est qualifié dans le titre. Nulle mention de Vence. « J'avais autant de juges
pitre h (v. ni et iv) de la IIe Epître de saint Paul à Timothée : a Labora sicut bonus miles Ghristi Jesu, nemo militans Deo implicat se negotiis saecularibus, ut ei placeat cui se probavit ». — L'intérêt principal de ce discours est que F Assemblée de i645 comptait reconquérir la jouissance des droits dont Richelieu avait dépossédé le clergé de France lors de celle de i64 ï ; que l'évêque de Bazas était un des prélats qu'il avait fait expulser de celle-ci, que l'Assemblée de i645 voulut que Listolfi Maroni, mort depuis sa disgrâce, fût considéré comme étant décédé dans l'exercice et la possession du titre de député. « L'un des membres de la compagnie, l'éloquent Godeau, évêque de Vence », écrit Alfred Maury l, « fut chargé de prononcer l'oraison funèbre de l'ancien évêque de Bazas ».
« Je cours fortune d'être accusé de n'avoir pas dit toutes les vérités de mon sujet ou de ne les avoir pas exposées dans tout leur éclat... L'amitié que j'ai eue pour ce grand prélat abat mon esprit. » Il parle de sa famille, originaire de Mantoue « et l'une des plus illustres d'Italie... Un orateur pourrait relever le rare avantage qu'elle a d'être sortie de Virgile2... Le grand saint Charles quitta les armes de sa maison pour prendre les images des saints Ambroise, Gervais et Protais avec ce beau mot : Taies ambio dejensores ». Il continue en affirmant que « rien en la terre n'est si saint et si divin que l'épiscopat », que rien n'est si difficile à reconnaître que la véritable vocation à la dignité épiscopale, « en ces temps où la forme des élections canoniques est tout à fait abolie et où les princes, en la plupart
que d'auditeurs », dit-il dans la dédicace. « Mon discours est votre portrait et ma leçon tout ensemble... Je contracte une nouvelle dette envers vous » .
1. A. Maury, Rev. des Deux-Mond., 1. c, p. 267. Godeau était évêque de Grasse plutôt que de Vence ; du moins, s'il avait été nommé évêque de Vence par surcroit le 20 décembre i63g, c'est seulement le 7 décembre i644 qu'Innocent X avait consenti à l'union des deux sièges.