Les trognes armées » dont parle Pascal
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C'est aussi de Paris, il n'en faut pas douter, qu'il écrivit le io novembre, à Balzac, à propos de l'oraison funèbre de Mgr de Bazas — Godeau l'avait prononcée le i[\ nov. i645 — et des oraisons funèbres en général *. « Je sais qu'elle vous a plu. ...Les oraisons funèbres ne doivent être qu'un sermon -... L'Assemblée a commencé avec quelque rigueur... La pourpre des cardinaux et le violet des évêques... On a pris un tempérament honteux aux évêques de France... Toutes les immunités qu'on nous donne sont des titres honorables dans nos archives, mais ne produisent aucun effet. Nos curés et nos bénéfices sont toujours exposés à la violence de ceux que l'on n'oserait aujourd'hui appeler de leurs noms et qui, de harpies publiques et de fléaux de leurs pays qu'ils sont, se disent traitants 3 et se font considérer comme les colonnes de l'Etat... J'ai un fort petit diocèse, peu d'affaires, et ne me trouve point engagé en des occasions de me brouiller avec mon parlement ».
Il songea un instant à se rendre auprès de son collègue d'Alet, Mgr Nicolas Pavillon, pour « renouveler son intérieur, lui ouvrir son cœur et s'édifier de ses exemples » 4. Mais il ne fit pas le voyage.
Toujours, dit M. Gognet, il suspecta la sincérité de l'amitié de Mazarin et de ses promesses, lui refusa une place dans le chœur des grands hommes, pensa que sa gloire n'était due qu'au hasard, n'eut aucun goût pour la division et le schisme et n'hésita point, chaque fois que certaines choses lui parurent poussées à l'extrême, à revenir en arrière.
Tisserand parla des lettres que Godeau écrivit en 16^6, ayant appris la mort du prince Henri II de Gondé 5, à sa veuve 6, à sa fille, Mme de Longueville, à son fils cadet, le
i. (iodeau, Lett., 88. Le 17 juin i64(3, Samuel Martineau fut sacré évêque de Bazas à la place de Maroni.