En i644, dit Tisserand. God., p
en fut fait, une réédition en i654 * ; puis en 1660 1 663, Godeau publia, sous un titre légèrement modifié, des Poésies chrétiennes et morales dont nous parlerons en leur lieu.
Nous avons dit qu'en i633r puis en i64i, il avait donné des Œuvres chrétiennes, où la prose se mêlait aux vers, et que le second volume, celui de i64i, n'était pas la réédition de celui de i633. Le titre de l'ouvrage, qu'il met en vente en i646 — l'achevé d'imprimer est du 3i mars — est un peu changé. Cette modification n'est-elle pas un des prétextes du pamphlet assez grossier où le P. Vavasseur demanda en septembre — on l'a vu plus haut — si Godeau était poète : utrum poeta ? Le recueil dont il faut parler, se compose uniquement, comme l'indique le titre, de vers, et — car l'épithète doit être remarquée — de vers chrétiens. C'est, dit Cognet, un petit in-120. On y rencontre, d'une part, toutes les pièces précédemment publiées, moins quelques psaumes. On y trouve, d'autre part, du nouveau : la Sainte Baume, le Baptême de J.-C, deux élégies, dont une à Arnauld d'Andilly, des stances « pour un pénitent », 28 sonnets sur différents sujets de religion et de morale. Donc à la fois plus et moins que dans celles, qui étaient écrites en vers, des Œuvres chrétiennes publiées par Godeau en i633 et i64i- M. l'abbé Cognet note aussi qu'on rencontre dans les Poésies chrétiennes de 1646 Y Institution du prince chrétien, qu'il avait publiée à part, en 1 644 -
Nous avons dit que, le 12 mars i644, Conrart qui était non seulement le cousin-germain de l'évêque de Grasse et de Vence. mais encore, en sa qualité de secrétaire du roi, un donneur des privilèges nécessaires à l'impression des ouvrages que les auteurs voulaient faire paraître, et, sinon ipso facto un censeur, du moins un officier ministériel de la chancellerie *2, — signe l'autorisation qui permettait à Antoine Godeau. « évêque de Grasse, de faire imprimer ses Œuvres chrétiennes » qu'il avait déjà publiées 0 en deux