‹ Godeau, évêque de Grasse et de VenceChapitre 223 sur 242 · Bourgoin · texte numérisé non relu

Bourgoin

volumes dont le privilège est expiré » *, ainsi que d'y join dre « toutes ses autres pièces nouvelles tant de prose que de vers"2 sous le même titre », pour 20 ans. Le roi interdisait à tout libraire et imprimeur, autres que ceux choisis par Godeau, d'imprimer et de contrefaire ce livre sous peine de 3.ooo livres d'amende. D'autre part, « le cardinal Sforce 3 ci-devant vice-légat d'Avignon et Comtat-Venaissin », défendit aux libraires et imprimeurs des Etats que le Saint-Siège avait en France, d'imprimer, vendre et distribuer les œuvres de Godeau, en prose et en vers \ « sans le consentement et la permission de l'évêque de Grasse ». Ges mesures n'ont rien de particulier à la personne du premier académicien : on sait que le privilège avait pour but de sauvegarder les droits de propriété de l'auteur sur son livre et que l'autorité royale était essentiellement protectrice en ceci 5.

Godeau autorise la veuve de Jean Gamusat, qui avait été l'un des meilleurs libraires, et Pierre Le Petit à imprimer et à vendre le nouveau recueil. L'achevé d'imprimer de l'édition ainsi complétée est du 3i mars 16/46, et appartient ainsi à l'époque où l'Assemblée générale n'avait pas clos ses séances. Je n'en connais pas le premier tirage 6. J'ai eu sous les yeux un exemplaire daté de i654 ; il sort de chez P. Le Petit, « imprimeur et libraire ordinaire du Roi, à Paris, rue Saint-Jacques, à la Groix-d'Or » ; il semble appartenir à un second tirage de la réédition dont je parle. Il comprend 5o8 pages in-180 imprimées très fin7. J'ai eu en-

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