‹ Godeau, évêque de Grasse et de VenceChapitre 224 sur 242 · C'est l'édition que cite M. l'abbé Gognet (p. 5oi · texte numérisé non relu

C'est l'édition que cite M. l'abbé Gognet (p. 5oi

7. M. Gognet n'en dit rien, alors qu'il cite les rééditions de presque tous les ouvrages de Godeau ; et il mentionne pour i66o-i6631es Poésies chrétiennes et morales, éditées en 3 volumes, chez P. Le Petit. Cet exemplaire de i654 appartient à la Bibliothèque municipale de Nice.

suite sous les yeux un exemplaire de l'édition de 1660 ; il sort aussi de chez P. Le Petit, comprend également 5o8 pages in-i8° imprimées très fin, et n'est qu'un troisième tirage de la réédition dont j'ai parlé l.

On trouve dans ces Poésies chrétiennes d'abord l EpHre, par laquelle Godeau avait dédié à Richelieu, en 16/10, la « seconde partie » de ses Œuvres chrétiennes. La seule différence, c'est qu'elle est signée en 1646 : « Evêque de Grasse et de Vence », et de même dans la réédition de 1660.

Suit un discours en prose sur les poésies contenues dans le nouveau volume. 11 est postérieur, on va le voir, à la mort de Louis XIII, survenue le i4 mai i643, donc à celle de Richelieu. Godeau y répète en partie ce qu'il avait écrit en i64o. Ce qu'il dit à nouveau des pièces de théâtre dont la scène pourra, — et c'est son meilleur vœu — se prendre « sur les bords du Jourdain, de même que sur ceux du Tibre et du Tage et se rougir du sang des martyrs », nous rappelle non seulement que le Polyeucte de Corneille avait été joué dans l'hiver de 1641-1642-, mais encore que le Saint Genest de Rotrou, qui y fait penser 3, fut représenté en i646 : el non seulement que « le Tage » désigne ici la littérature espagnole, mais encore qu'en i64o, le Portugal, lassé du joug espagnol qu'il portait depuis une soixantaine d'années, a chassé les troupes de Philippe IV, repris son indépendance, appelé au trône le duc Jean de Bragance, qu'en i64i, Louis XIII avait fait alliance, le ier juin, avec le nouveau roi et qu'aussitôt celui-ci avait ouvert les hostilités contre l'Espagne que la Catalogne aussi cherchait à quitter en même temps. Godeau continue à penser, comme en i64o, que le christianisme est poétique, et n'est pas disposé adiré ce que Boileau énoncera plus tard, d'après des scrupules

1. Cet exemplaire m'avait été communiqué par le chanoine Latil, curéarchiprêtre de Grasse. Le titre est toujours : « Poésies chrestiennes d'Ant Godeau, evesque de Grasse », — bien qu'alors le prélat fût à Vence.

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