‹ Godeau, évêque de Grasse et de VenceChapitre 27 sur 242 · Allier, Cab. des dévots, Paris. Colin, 1902, p · texte numérisé non relu

Allier, Cab. des dévots, Paris. Colin, 1902, p

— i9 — débauchées se rendaient la nuit » ; qu'on régla la vie des ermites fainéants ; qu'on donna aux curés le conseil de prêcher en provençal: qu'on esquissa une organisation de l'assistance par le travail. Fortifiée en i643 par l'arrivée du nouvel évêque de Marseille, J.-B. Gault, qui décida La Goste à venir d'Aix à Marseille, mais mourut le 23 mai en odeur de sainteté, l'œuvre n'existait pas seulement à Aix et à Marseille, mais en i64o à Arles et en 16/42 à Toulon, ainsi qu'en i64i à Toulouse.

Le 25 septembre, Chapelain écrit à Balzac : « J'ai lu votre compliment à M. de Grasse chez moi, hier, en la présence de M. de Forgues * qui vous témoignera à son retour de quelle sorte il lui parla de vous. Il s'en va à Amiens prendre congé de S. Era. avant que de partir pour Provence, où il s'en va attendre l'expédition de son second évêché », autrement dit des bulles qu'on espérait à Paris qu'Urbain VIII lui donnerait, afin qu'il fût évêque non seulement de Grasse, mais par surcroît de Vence. Et le i5 octobre, au même : « Vous aurez avec cette lettre une de M. de Grasse et un livre qu'il vient de faire imprimer "2. J'aurais bien voulu qu'il se fût contenté de vous envoyer le livre sans l'accompagner de sa lettre. Mais il a cru devoir vous traiter avec cette cérémonie, et qu'il était plus honnête et plus obligeant. C'est une réponse qu'il vous faudra faire encore et que vous vous êtes attirée par le compliment que vous m'obligeâtes de lui faire il y a un mois ».

Pas un mot de Saint-Cyran que le confesseur de Richelieu, Lescot, alla revoir le 29 avril dans sa prison de Vincennes 3:

1 . Neveu de Balzac (Tamizey) : il avait un procès contre un parent de Montausier, et Godeau s'occupa, ainsi que Henri Arnauld, Ménage,, Conrart, Vaugelas et Voiture, de soutenir Forgues, comme Chapelain l'avait dit à Balzac le 26 août 1640.

2 . Tamizey dit qu'il s'agit de sa Paraphrase sur les Epîtres catholiques, qui parut en i64o, à Paris, chez la veuve Gamusat. Rien de plus probable : c'est le seul ouvrage qu'il ait fait imprimer cette année-là.

3. Autre visite en iô^o : celle de Chavigny, quand il alla voirie prince Casimir de Pologne, alors prisonnier, et se rendit auprès de Du Vergier de Hauranne (Hermant, 1, p. no).

c'est alors que le captif dit que le seul homme dont il se plaindrait, « s'il le voulait faire », c'était, non le P. Joseph, mort en i638, mais le P. de Condren '.

Durant ce séjour, assez court d'ailleurs, à Paris, Godeau s'occupa d'une suite de ces Œuvres chrétiennes en vers et en prose dont la première partie avait paru en i633, à Paris, chez Gamusat, d'abord en in-8°, puis — et M. Cognet, qui en a trouvé un exemplaire à la bibliothèque Sainte- Geneviève, a noté que tous les biographes de Godeau l'avaient ignorée, — en in-120. La « seconde partie », comme l'indique le sous-titre de ces Œuvres chrétiennes « en vers et en prose », parut en i64i, à Paris, chez le même Gamusat, en in-8°. Ce n'était pas une simple réédition, comme on l'a dit parfois, du volume de i633. Nous en parlerons plus loin. C'est donc à Paris que Godeau a connu les principaux événements dé 16/io. D'une part, la naissance du second fils de Louis XIII, le duc d'Anjou 2, et la capitulation d'Arras qui se rendit, le 10 août, à trois maréchaux de France 3 ; — d'autre part, la mort de l'ancien gouverneur de Provence, le duc Charles de Guise, qui, après avoir perdu à Florence deux de ses fils, le prince François de Joinville en 1639 et le duc Charles-Louis de Joyeuse en 1637, expira le 3o septembre dans le Siennois : — enfin l'insurrection de la Catalogne contre Philippe IV, le traité que le parti séparatiste conclut avec Louis XIII le 16 septembre i64o, qui nous donna cette province pour plusieurs années, et qui allait amener les Portugais à se soulever à leur tour contre l'Espagne et à reconquérir 1 indépendance que Philippe II leur avait enlevée 4.

A la fin d'octobre i6£o, je crois, notre évêque repartit pour ses diocèses. « Je remis », écrit Chapelain à Balzac

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