Depuis, le duc Philippe d'Orléans
3. Je parlerai plus1 loin des opérations militaires qui intéressaient Godeau en tant qu'évêque de Grasse et de Vence.
4. Godeau^ prononça, en 1657, à Paris, l'oraison funèbre du premier roi de Portugal de la maison de Bragance, Juan IV.
dans une première lettre qu'il lui adressa le [\ novembre, — et qu'il soit parti seulement le i ou le 2, c'est plus que douteux en raison des fêtes religieuses, — « votre lettre J à M. de Grasse comme il montait en carrosse pour Provence. Nous la lûmes et la trouvâmes une merveilleuse chose. Je me chargeai de vous en baiser les mains de sa part. Il me pria de vous envoyer la deuxième partie de ses Œuvres chrétiennes aussitôt qu'elle serait achevée d'imprimer. Il vous répondra sitôt qu'il sera arrivé chez lui... J'eus un peu de honte pour vous », dit encore Chapelain dans une autre lettre qu'il adresse à Balzac le 11, « et beaucoup pour l'évêque à qui je rendis, il y a quinze jours, votre lettre 2, voyant le Monseigneur à la suscription et dans le corps même. Je ne saurais dire si cela lui fit la même peine qu'à moi, car il ne fit aucune démonstration d'y avoir pris garde. M. de Voiture a ri extrêmement et m'a dit que, revenant d'Italie et ayant envie de lui écrire en passant, il s'en était abstenu, par cette raison, qu'il craignait qu'il ne s'offensât, s'il lui donnait du Monseigneur, et qu'il ne le prît pour une raillerie ». Je me demande si c'est de cette même lettre, ou d'une postérieurement écrite, de Balzac à Godeau, que Chapelain dit à Balzac dès le 23 : « Votre lettre de ou à M. de Grasse, — il faut savoir comment cela se doit dire, de M. de Vaugelas 3, — a été trouvée rare, comme elle l'est ». Enfin, le i5 décembre, il lui écrit : « M. de Grasse lut votre lettre en partant. M. Conrart la retient originale pour la faire voir à nos amis, et je crois que c'est tout ce qu'il peut faire à présent que de l'avoir reçue ».
Ainsi, Godeau était à Paris lors du succès du Cid, dont la
1 . A ce propos, Tamizey de Larroque faisait observer que « dans l'énorme recueil de [665 », il n'y a que quatre lettres de Balzac à Godeau : elles ont la date du 26 novembre i63i, du 10 mai i632 et (les deux dernières) du 12 avril 1639.