Donc Godeau serait parti le 27 octobre
3. Membre de l'Académie dès son origine, Vaugelas avait offert vers 1637, à l'Académie qui les accepta, « de belles et curieuses Observations sur la langue », comme dit Pellisson : elles devinrent, en 1647, les fameuses Remarques.
première représentation fut probablement donnée dans les derniers jours de i636, donc vers la date de son sacre; il avait reçu à Grasse les Sentiments de V Académie sur le Cid, œuvre de Chapelain ; il se retrouvait à Paris lors de la première représentation d'Horace, qui fut joué en mars i64o, avant le 9, devant Richelieu. Cette pièce, donnée ensuite, on le croit, à l'Hôtel de Bourgogne, fut achevée d'imprimer le i5 janvier i64i et dédiée au cardinal. Mais il avait, semble-t-il. quitté Paris lorsque Corneille fit jouer Cinna, dont la première représentation eut lieu, croit-on, à l'Hôtel de Bourgogne et dans les derniers mois de i64o et dont l'achevé d'imprimer ne data que du 18 février i643 ; il était dans ses diocèses, lorsque le poète dédia cette tragédie à Montoron et reçut de Balzac la célèbre lettre, datée du 17 janvier i643, qui parut d'abord dans le Recueil de lettres de Balzac de 1647, puis dans l'édition de Cinna que Corneille, devenu académicien et confrère de notre évêque en j 646, donna en 1648. Il reste à nous demander quelle attitude il eut envers Polyeacte.
« Avant que l'on jouât Polyeucte », dit Fontenelle dans sa Vie de Corneille, « l'auteur le lut à l'Hôtel de Rambouillet. La pièce y fut applaudie autant que le demandait la bienséance et la grande réputation qu'il avait déjà. Mais, quelques jours après, Voiture vint trouver Corneille et prit des tours fort délicats pour lui dire que Polyeacte n'avait pas réussi comme il pensait, que surtout le christianisme avait extrêmement déplu. Alarmé, il voulut retirer la pièce d'entre les mains des comédiens qui l'apprenaient ».
« C'est une chose assez connue », écrit Voltaire dans la Préface de ses Remarques sur Polyeucte, « que Corneille ayant lu sa tragédie chez Mrae de Rambouillet, elle y fut condamnée d'une voix unanime... Voiture fut député de toute l'Assemblée pour l'engager à ne pas faire représenter cet ouvrage ».
« C'est une tradition », dit-il en outre dans son Commentaire de Polyeucte, « que tout l'Hôtel de Rambouillet et particulièrement lévêque de Vence l condamnèrent l'entreprise de Polyeucte, décidé, à la se. 6 de l'acte II, à renverser les