Lors du premier retour de Godeau à Paris
la fin de 16/io * ; et, d'autre part, « le poème sacré », on admit volontiers que c'était Polyeucte. Mais M. Rigal a prouvé que les trois pièces « excellentes et divines », dont Sarrau parle le 12 décembre 1642, sont Cinna, qui ne fut imprimé que le 18 février 1 643 "2, Polyeucte, qui fut joué dans l'hiver de 16/i 1-1642 et imprimé le 20 octobre 1 643 3, et Pompée qui, représenté au Marais, doit l'avoir été en novembre 1642 4 et fut imprimé en 1 644 '> que Le Menteur doit avoir été composé vers la fin de 1642 et joué au Marais dans la seconde moitié de i643 5 ; que « le poème sacré « est une de ces œuvres religieuses, non dramatiques, dont Corneille a composé un certain nombre. Polyeucte, achevé d'imprimer le 20 octobre 1 6 4 3 , était en vente depuis quelques jours, lorsque Godeau, qui était encore à Grasse le 7, arriva de Provence à Paris.
Mais a-t-il pu l'entendre lire durant le séjour qu'il avait fait à Paris, environ de novembre i63g à novembre i64o ? Nous l'ignorons. Que l'Hôtel de Rambouillet l'ait 0 condamné d'une voix unanime », ainsi que le dit Voltaire, le jour où Corneille en donna lecture « dans cette maison qui prenait de l'intérêt à cet auteur », et que Voiture ait été « député de toute l'assemblée pour l'engager à ne pas faire représenter cet ouvrage », rien d'impossible. Quant à Godeau, qui séjourna à Paris environde novembre 1 63g à novembre i64o, il a pu assister à une représentation d'Horace, sinon de Cinna, entendre la lecture de Polyeucte, pourvu qu'elle ait été faite avant novembre i64o, et, en ce cas, il aurait pu inspirer la démarche de Voiture. Que l'Hôtel de Rambouillet ait trouvé, comme le dit Voltaire 6, « extraordinaire le langage familier de la dévotion » qui est dans la bouche de Néarque, que l'insuccès de la Sainte Agnès u d'un Pugetde la Serre » ait donné