‹ Godeau, évêque de Grasse et de VenceChapitre 32 sur 242 · Rem. sur Pol., a. II, se · texte numérisé non relu

Rem. sur Pol., a. II, se

4. Voir notre première partie, chap. Ier. « C'était un hommage rendu à Godeau », a dit Tisserand. « L'ode de Godeau était oubliée, comme le sont toutes les odes aux rois, quand elles sont trop longues >\ avait écrit Voltaire dans ses Rem. sur Pol.

à la fin du xvie s., ce martyr dont les Annales ecclesiastici du cardinal Baronius ne disaient « qu'une ligne » et le Martyrologe romain, « que deux mots suivant sa coutume » l, ne devait il pas retenir la pensée de Godeau? Quand il revint à Paris en 1 643, il dut apprendre que le succès de la tragédie était beau, sinon chez les lettrés, chez ses amis de l'Hôtel, du moins auprès du gros public.

Transportons-nous par la pensée à l'époque où, Godeau étant évêque, non plus de Grasse, mais de Vence, Corneille joint, à son Abrégé du martyre de Saint Polyeude et à sa Dédicace à la reine régente, son Examen de 1660. Imaginons Godeau le lisant dans son petit évêché de Vence. Il s'intéresse peu à ce que Corneille dit du style, qui, d'après V Examen de son Menteur, avait déplu « à certains juges », et des vers qui, selon ce même Examen, avaient paru « moins puissants que ceux de Cinna », si bien que Corneille écrivit Pompée 2 avec l'intention de montrer « que je saurais bien retrouver la pompe des vers de Ginna 3, quand le sujet le pourrait souffrir ». Mais ce que Godeau étudie dans Y Examen de Polyeude, c'est ce que l'auteur dit de « Minturnus 4 qui, clans son Traité du poète 5, agite la question de savoir si la Passion de J.-C. et les martyres des saints doivent être exclus du théâtre, à cause qu'ils passent la médiocre bonté » et répond que oui ; puis de « Heinsius, le célèbre Heinsius 6 qui non seulement a traité la Poétique d' kvislole, mais a fait un Traité de la constitution de la Tragédie selon sa pensée 7 et nous en a

1 A. la date du i3 février.

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