‹ Godeau, évêque de Grasse et de VenceChapitre 35 sur 242 · Prohibé par Urbain VIII en i6£i · texte numérisé non relu

Prohibé par Urbain VIII en i6£i

forme et le cadre, ne fut jamais interrompue des Mystères jusqu'à Athalie. A. la veille de Polyeucte 4, on venait de donner sur le théâtre un Saiil de P. du Ryer 2, « la première tragédie classique dont le sujet ait été pris dans l'Histoire Sainte ; son Avertissement prouve que l'auteur se rendait compte de l'importance de son innovation ; si c'est bien à Corneille que s'adresse le vœu qui le termine, ce ne serait pas un médiocre honneur pour l'auteur de Saiil que d'avoir dirigé vers la tragédie sacrée l'un de ceux qu'il nomme ses maîtres *» 3. Et, d'autre part, toujours à la veille de Polyeucte, un Saint Eustache de Baro 4 et un de Desfontaines 5, comme Sainte-Beuve l'a fait remarquer6 : « toutes ces tragédies religieuses », disait-il, « sont faibles et méritent l'oubli où elles sont tombées, ainsi que celles qui florissaient dans les colle

i. ((En 1639 "• écrivent les frères Parfaict, Sainte-Beuve dans son Port- Royal el Petit de Julleville dans son édit. class. de Corneille. D'autres datent de i64i : c'est le 8 avril 1642 que fut donné le privilège d'impression du Saiil.

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