‹ Godefroi de BouillonChapitre 8 sur 141 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Oodefroi le Boara, moiir»it « m» k<»ni (liéritien) de àbn cdrpe » y laissa par testameat à son neyen tous les bien» dont il avait jcm hii-mème. Mais du legs à far siise en posséssioD effeetrre il y ayait loin dans le sptème féodal^ et Gch defroi de Boulogne S* régnlièrement appdé à kl sttoession d'nn des plus riehes seigneurs de la ebrétienfeé^ vit fbndre en gnelqne sorte dans ses mains ee Teste hérita^ ^ air pemt d^ètre presque réduit , avec de; titres eneore pompeux » à la situation d'un cberalier sans avoir*

D'abord le lestatÉrMit de son onde ne sbfflsatt pas peur lui donner des droits proprement dits inr le dnobé dc( Lorraine: on a }irécédediDi^t expH^ toanuent la oollfitiott de ce fief bénéficiaire revenait au roi suzerain. Or Henri lY , qui

jiiéqii'ati jour crA fl ftti ints régtilièrèmeiït èâ ^cftoessân dct ht êeignènhé dé Bouillon (i088J. Laurent de Uége; éèri^âiii de là filreiiilère màéé 9à ^èvliëme siècle, l'appelle Godefroi de Boulogne. {8piei\* R»' in-f i M4-1

occupait alors le trône de Germanie , avait un intérêt particulier à ne pas en gratifier le jeane légataire: la puissance des ducs de la maison d'Ârdennes lui avait porté ombrage. Il se réjouit de voir s'éteindre cette famille rivale de la sienne et qui avait failli, moins de vingt ans auparavant, lui enlever à lui-même sa couronne, quand Godefroi le Barbu fut sur le point d'être sacré empereur. Il saisit donc avec empressement l'occasion de faire déchoir du rang de ses aïeux le petit-fils du terrible duc.

De tous les domaines qu'il croyait lui être légitimement dévolus dans la mouvance de l'Empire, la marche d'Anvers fut le seul dont Godefroi de Bouillon obtint Tinvestiture. La Hollande , conquête éphémère , était retournée aux mains de ses comtes héréditaires. Quant au duché de Lorraine, Henri IV ^ usant du droit qu'il avaitd'en choisir le titulaire, le garda pour lui-même. Il prit soin cependant de déguiser cette confiscation sous la forme d'une concession faite en faveur de son propre fils, Conrad % qui n'était encore qu'un enfant.

Mais on ne prit pas au sérieux cette attribution. Une foule de seigneurs continuèrent à solliciter comme vacant ce grand fief, rehaussé de la dignité ducale, la plus élevée de TEmpire, qui était comme le marchepied du trône dans la monarchie élective des États teutoniques. De son côté, Godefroi de Boulogne ne cessait pas d'y prétendre, et pendant douze ans environ que le duché demeura en suspens ', il fit des tentatives fréquentes, mais vaines, pour y asseoir son autorité ; ce qui ne l'empêcha pas d'en porter toujours le titre.

Avec ses seuls biens patrimoniaux, il eût passé encore pour un seigneur considérable s'il eût été solidement établi, comme ses deux prédécesseurs, dans la triple qualité qui lui restait de

1 L'Empereur prononça la spoliation de Godefroi à Utrecht, pendant les fêtes de Pâques 1076. Pâques tombait cette année-là le 27 mars. (Lambert de Schafnabourg, ann. 1076, ap. D. Bouquet, ]^II, p. 545.)

3 p, Bou(|uet, XIII, p. 545,

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