LE CONSEILLER DE GOŒTHE FER
un Ulboncas friléux qui obtint du due une commission dans la cavalerie pour pouvoir paraître à à la cour en bottes et non en . bas de soie. Le poète l'appréciait beaucoup, bien qu'il n’eût -.pas, dit-il, la compétence littéraire de Mellish. Enfin l'historien : de F Allemagne, Francis Hare-Naylor de Hurstmonceaux s’établit à Weimar en 1805, avec sa femme, devenue aveugle. Quéls - que soient les liens d’amitié qui les unissaient à la duchesse - Louise, leur séjour. nous serait indifférent, s’ils n'avaient amené avec eux leur jeune fils Julius, plus tard un fervent admirateur de Gœthe, qui fut le maitre, et comme Carlyle, le bio-. Æ graphe de John Sterling.
En somme, la colonie anglaise de Weimar intéresse plus Je chercheur local que l'historien des littératures comparées. Les rapports personnels des Anglais et de Gœthe, dans les pre- mières années du dix neuvième siècle, sont plus intéressants au point de vue anecdotique que féconds au point de vue littéraire. Ge sont les relations que pouvaient avoir avec un conseiller privé de Charles-Auguste un gentilhomme ou un étudiant: anglais. Sans doute Gharles Mellish, Sir Brooke Boothby et surtout Robinson (celui-ci dans le Monthly Register de 4802) tradui- __sirent des poésies lyriques de Gœthe. Mais leurs faibles voix, - élevées en faveur du poète, se perdirent et restèrent sans écho; - leurs efforts passèrent inaperçus en.cette époque de préoecupa- tions politiques et militaires qui se caractérise pour nous par . deux mots : indifférence ou hostilité à Gœthe. Seul le German … Museum dépeint avec sympathie, en 4800 et en 1801, la petite capitale, siège du « Parnasse allemand », où le glorieux triumvirat : Gœthe, Herder et Wieland, «s nee à l'immortalité », sous l'œil bienveillant de la « nouvelle Aspasie ». Le ae Tiefurt, le pare où se dresse, ornée d’un queirain de Gœthe, la statuette de Cupidon, ne parvient pas à à attirer les regards des Anglais qu'épouvantent le spectre de la guerre et Pastre sanglant de Buonaparte.
Pendant les luttes de l’Empire, l’Allemagne, devenue le champ de bataille de l'Europe, n’attira guère les étrangers.
ir | GOŒTHE EN ANGLETERRE : | > |
Henry Crabb Robinson, corréspondent militaire du Times,
-… apprit à ses compatriotes l'attitude ferme de la duchesse Louise
Sen face du vainqueur d’Iéna. Et quand, grâce à lui encore, Mme de Staël s’entendit avec Murray et publia en anglais son livre : De l'Allemagne (1813), l'attention fut de nouveau ramenée sur Gœthe et Weimar. Aussi après Waterloo, les Anglais se remirent-ils en route, Robinson le premier. Quelques-uns ont laissé le compte rendu de leur visite à Gœthe : J. G. Lockhart, John Russell, R. P. Gillies, l'éditeur Murray et son homonyme |
Je futur diplomate, enfin le plus célèbre de tous, W. M. that a
keray.…
Lorsqu’en mai 1818, Lockhart fut présenté à Walter Scott, celui-ci lui demanda des détails sur son voyage en Allemagne : « Au cours de la causerie, dit Lockhart, je lui racontai qu’en arrivant à l’hôtel de Weimar, je demandai au domestique si Gaœthe était dans la ville. Mais l’homme me regarda avec étonnement comme s’il n’avait jamais entendu ce nom auparavant. Et comme je répétais ma question, ajoutant : « Gœthe, der « grosse Dichter », il secoua la tête du même geste de doute et d’ignorance. Enfin l’hôtesse vint à bout des difficultés, en suggérant que peut-être le voyageur voulait dire : < Der Herr « Geheimrath von Gœthe. » Scott, qui lui-même n’était connu, dans le district d’Abbotsford, que ‘sous le nom de shérif, fut amusé de cette aventure. Et Lockhart lui décrivit Gæthe, tel qu'il le vit pour la première fois, un Gœthe botaniste, évidemment nouveau pour un Anglais, bon propriétaire qui, au retour d’une de ses excursions parmi les coteaux d’Iéna, descendait tranquillement d’une voiture où il avait accumulé les herbes et les plantes. Gæœthe allait devoir à Lockhart, à John Wilson et à leurs amis un retour de faveur en Angleterre. C’est en novembre 1818 que parut en effet dans le Blackwood’s Magazine — en réponse aux injustes articles de la Revue d "Édimbourg — un article enthousiaste sur Gœthe. L'année suivante, le même périodique donna la première étude générale sur le théâtre de Gœthe et reconnut HRBERUEE littéraire et philosophique de Faust.
John Russell — qui n’a rien de commun avec l'homme d'État — à laissé une intéressante relation de son voyage en Alle-