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Fe « Hépoy i is he who lives to do
. Not. human nature only, but explores Se ÉT Al] natures, to the end that be-maÿ-find:# =" Ca
- The law that governs each... un x
- Through all the mighty Neal of things
… Up from the creeping plant to the sovereign man. »
u Heureux celui qui ne vit pas seulement pour comprendre La nature humaine, mais qui explore
Toutes les natures, afin qu'il puisse trouver
La loi qui gouverne chacune.
-A travers toute la puissante république des choses,
ee chars le que rampante jusqu'à à l'homme souverain. »
N'est -ce e pas là ce que dit Faust lui- -même, dans : son invoca-
tion à Esprit de la terre ?
s/Gabst mir . herrliche Natur zum Kônigreich
Kraft, sie zu fühlen, zu geniessen … ms Du führst die Reihe der Lebendigen
Vor mir vorbeiï, und lehrst mich meine Brüder
Im stillen Busch, in Luft und Wasser kennen! »
« Tu m'as donné la nature magnifique : pour royaume, Tu m'as donné la force de là sentir et d'en jouir,
Tu fais passer le cortège des vivants
Devant moi, et tu m'apprends à reconnaître mes frères Dans le buisson silencieux et dans l’air et dans l’eau »
Mais ce vague panthéisme est, au fond, commun à tous les romantiques et il n’est pas prouvé que Wordsworth se soit inspiré du Faust. De plus, chez le poète de l’Excursion, l'homme, placé en face de la nature, prend une attitude de contemplation
- amoureuse, de passive adoration, tout à fait opposée à la conception gæthéenne. Wordsworth soumet l’homme à la nature, l’absorbe en elle, lui conseille de se renoncer en elle, Gœthe
vo la un
it en lui le produit d’une lente évolution naturelle, le but et
raison d’être du monde. Chez les deux poètes, l’homme est
explorateur d’inconnu, mais chez Wordsworth, il s'age- | :
Gil - GOETHE EN ANGLETÉRRE
5 Douce devant là nature infinie dont il imite l'exemple et nt à : “il espère les secrètes révélations : c’est un sujet et un adepte.
Chez Gœthe, il revendique fièrement les connaissances BUXS quelles il à droit, il les arrache à la nature en -conjurant LE Re
forces cachées : c’est un roi. Wordsworth ne pouvait se raier
à l’individualisme. du Faust.
D'après lady Richardson, il classait Gœthe parmi les ES e de oo ou de quatrième rang, parce que, tout en s ’éffor-
- çant d’être le poète de l'univers, il restait toujours le poète de
l'individu, et qu’il ne pouvait oublier un instent sa propre personnalité. Le panthéisme de Wordsworth est inconciliable avec ce que Wordsworth appelait l’orgueil de Gæthe.
Si l’auteur de la Convention de Cintra n’admettait pas l'indif- RE
férence politique de Gæthe, le bourgeois de Rydal Mount ne pouvait tolérer davantage nplée de Méphisto ni les débordements du Walpurgis. Son ami Robinson préchaïit dans le désert quand il lui vantait l’auteur du Faust. « J'ai essayé de lire Gœthe, dit Wordsworth, je n’y ai jamais réussi. »
Aussi peut-on s'étonner, à juste titre, que Carlyle ait songé à lui remettre une des quatre médailles, expédiées par Gæthe pour les Anglais « bienveillants ».
Wordsworth et Southey signèrent l’adresse de félicitations. envoyée en 1831 par « quinze amis anglais » au patriarche de Weimar, en l’honneur de son anniversaire de naissance. C'était là pure politesse. Pas plus que Wordsworth, Southey n'aurait voulu refuser son nom à Carlyle.
Sans doute ce grand liseur connaissait les auteurs allemands. William Taylor, qu'il avait vu longuement à Norwich en 1798, lui avait donné « soif et faim de littérature germanique » ; tou-
, tefois, à cet affamé il n’avait offert, en guise d’aliment, He la
© Messiade de Klopstock, la Noackide de Bodmer, la Louise de Voss. Comme son ami Franck Sayers, Southey s’était bien mis à l'étude de la langue, mais il était déjà trop tard. Épictète l’avait guéri de Werther et Gæœthe ne Pattirait plus. Quand il connut Faust, il ne pouvait plus l’admettre. L'auteur de Wat: Tyler était devenu poète lauréat.
#$ éothe dois la Fe du jugement de Byron, où Séter. chantre officiel de George I, était mis au pilori de la littéra-