‹ Goethe en AngleterreChapitre 21 sur 93 · RP RTE L'AUTEUR DU « FAUST · texte numérisé non relu

RP RTE L'AUTEUR DU « FAUST

e feu de a clef de l'œuvre. “Werther ne e peut réaliser s son ee désir, et il en meurt. C hilde- Harold n’a même plus de désir.

D +0 Het the Dies of ie Re = pi pleasure drugged, he almost long’ d for woe. »

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« Il sentait la plénitude de la satiété. : D non de Hs il avait presque : soif de malheur: »

ie lien entre le. premier héros de Gislhe et le type byronien

est très lâche. Entre les deux s ’interpose la personnalité créaes trice, lorgueilleux Moi de Byron. Tout au plus peut-on dire

avec un critique contemporain (1) : Comme Gæthe avait donné

à Walter Scott, par l'intermédiaire de Gœtz de Berlichingen, une impulsion dans le sens du roman historique, de même il … favorisa, en créant avec Werther une atmosphère de sensibilité exaltée, l’éclosion du byronisme. Mais il est évident que les Lara, les Manfred, les Don Juan tiennent surtout leur sarcasme de Byron lui- même, et si l’on veut leur chercher ailleurs des hérédités littéraires, ce n’est pas vers l’élégiaque Werther qu’ “il faut se tourner, c’est vers les héros du roman terroriste, vers les personnages de Monk Lewis et d’ Anne Radcliffe, c’est vers les protagonistes du Sturm und Drang, vers Faust etMéphistophélès. S

En s0ût 1816, Monk DE passe quelque temps avec eos à la villa Diodati près de Genève. Au poète qui s'était déjà ins- - piré du chant de Mignon (2) et qui en avait tiré un prélude pour sa Fiancée d’Abydos, le romancier parla longuement de Gœthe. Il lui traduisit de vive voix la plus grande partie du Faust, et c’est précisément à cette époque que naquit Manfred. Byron revendiqua, c’est vrai, dans ses lettres à Murray en 1895, l’originalité de sa création. Quand il reçut, à Ravenne, le volume d'Art et Antiquite où Gœthe admirait Manfred, tout en soulignant les obligations littéraires de l’auteur (4820), il se déclara touché

par ce jugement, mais expliqua autrement la genèse de son |

œuvre. « Je fus Raven frappé par Fuustus, mais ce fut

(1) Hugh ete The Literature of the Victorian Age, Cambridge, 1910. (2) Traduit par Mme de Staël.

LAN te GOETHE EN ANGLETERRE FOR ORNE

le Steinbach et la Jungfrau et quelque chose Dre bien plus $ que Faustus, qui me firent écrire Manfred. La première scène

toutefois et celle de Faustus sont très similaires. » Pourtant, quoi qu’il en dise, Byron ne put se dérober à l'influence de

Gœthe. Lui qui était fait pour vivre sur les cimes alpestres, e

ee E

dans la bourrasque et la révolte des éléments, il se laissa con-

duire par Gœthe, à minuit, dans la galerie gothique où Manfred s’abandonne à son pessimisme. Ne croirait-on pas. en-

silence? ; « The tree of knowledge is not that of life.

Philosophy and science, and the springs Of wonders, and the wisdom of the world I have essayed, and in my mind there is À power to make these subjects to itself But they avail not. re

« L'arbre de la science n’est pas l'arbre de vie. AS Philosophie, connaissance, sources de l’'émerveillement Et sagesse du Monde,

J'ai tout essayé.

Et il y a dans mon esprit

Une force capable de les soumettre Mais ils ne servent de rien. »

+ Comme Faust, Manfred n’a ni crainte ni scrupule. Faust avouait :

« Je ne suis (orturé ni de scrupules ni de doutes Je ne redoute ni l’enfer ni le diable, Mais toute joie m'est aussi arrachée.…. »

Et Manfred est au-dessus de tout émoi, de tout Lt de toute angoisse :

« Je ne connais pas la terreur.

Je sens cette malédiction de n’éprouver jamais ni crainte naturelle Ni ces frémissements d'un cœur que font palpiter le désir, l'espérance, Ou l'amour mystérieux de quelque objet terrestre. »

(4) Manfred, acte ZI. sc. 1.

. tendre le vieux docteur parler lui-même dans la ou et le |

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