PAT
- GOŒTHE ET L' OPINION. ANGLAISE PR US an
ne à 0 otat en ho très vite son parti. A cette. Le Époque, il vient de quitter la direction de la Revue d'Édimbourg,
et il se lance dans la vie politique. Le Fraser's Magazine fondé A par Maginn, la Westminster Review, dirigée par Bulwer, et la ES MS Foreign Quarter dy Review, dont Gillies était devenu le rédacteur PAIE
- en 1827, offrent un asile aux fragments de l'ouvrage, et Carlyle né cherche pas à s or à Macvey Napier, le successeur de MORPOVR LR a DIE GE Lodktart o John Wilson, professeur de philosophie . morale à l’université d'Édimbourg, furent les premiers soutiens du Blackwood s Magazine. A une époque où la Revue d'Édimboury -affichait nettement son animosité à l'égard de Gœthe, « Maga » Fi était l’appellation favorite de ses collaborateurs) se montrait bienveillant et hospitalier. Lockhart avait vu Gœthe à Weimar; | | en 1848, il s’entretint de lui avec Walter Scott et John Wilson, s et sous le nom du baron de Lauerwinkel, il répondit dans le -Blackwood aux critiques injustes de la Quarterly Review et de la Revue d’Édimbour rg. Comment un Giflord, admirateur de Della . Crusca, pouvait-i -il « se former une opinion raisonnable sur des . hommes comme Scott et Wordsworth, Byron et Gœthe ». Etce ! … Jeffrey, « qui ne savait pas lire l’allemand >, pouvait-il faire autre chose qu’ « amuser ses compatriotes aussi ignorants que . lui-même », en leur présentant une « caricature » du poète. = John Wilson n'a pas pour Gœthe la grande admiration de __ Éockhart, mais il ne lui est pas hostile. Sans doute, dans les © Noctes Ambrosianæ de 1824, Christopher North affecte une certaine indifférence, quand O’Doherty, c’est-à-dire Magion, lui apprendra les sarcasmes du « Mangeur d’opium » dans le London Magazine. Mais il est très bien disposé pour Carlyle, lorsqu’il le rencontre à Édimbourg. Il s'intéresse visiblement à ses études germaniques et celui-ci lui offre aussi une des médailles ‘envoyées par Gæthe en 1828. Sans doute encore il défend mollement le poète contre Tickler dansles Noctes d'avril 1832, et, après avoir souscrit, comme Lockhart et Maginn, pour lui offrir le cadeau symbolique des « quinze amis anglais », il trouve exagéré Venthousiasme de Carlyle : « Il écrit toujours comme s’il était impossible d'ignorer Gœthe säns ignorer la nature. » Mais il n’y + j | 13
ST GŒTHE EN ANGLETERRE k
ra pas là cette outrageuse critique que Hayward reprochait à ae
Christopher North. Que Tickler déclare Gœthe un « vieux fou »,
ce n’est pas forcément l'avis de J: Wilson, © est peut- être celui ue
son oncle Sym, c’est surtout l'opinion d’un personnage. imagi-
naire, faite pour atirertar splique. Or, la réplique seule importe, et Christopher North accorde à Gœthe « un génie extraordi-
naire ». Dans les Noctes d'août 1834, J: Wilson apprécie favora-
blement Faust et la traduction de Hayward. S'il fait toujours des réserves sur le caractère de Gœthe, qu'il trouve vaniteux et même charlatan, il explique à J ames Hogg, le pâtre de l'Ettrick,
la valeur littéraire et l'importance de l'œuvre. Il ne s’agit pas d'y voir partout des énigmes, volontairement semées par le poète vieillissant, il ne faut pas reprocher aux lecteurs de
l’époque, comme le font tant de snobs, de ne rien comprendre
à Gœthe : « Quelque vaste que soit l'édifice, dit J. Wilson, en un passage presque carlylien, ce qu'a voulu dessiner l’architecte, ce ne sont pas des fenêtres qui arrètent la lumière et des passages qui ne conduisent à rien; profondes sont les niches gothiques, sombres sont les galeries qui s’enfoncent au loin et lugubremént
sur leurs gonds grincent quelques-unes des portes, et elles peu- ë
vent être dificiles à ouvrir, mais « des lampes de naphte et
.d’asphalte, où la lumière se nourrit d’elle-mème », sont suspen- .
dues aux voûtes, immobiles et fixées par leur propre poids, et si. le voyageur y rencontre des fantômes, des sorcières, des chats difformes, avortons de l'enfer, des lutins, des mauvais esprits, et le diable lui-même, pourtant sans murmurer d'Ave Maria ét de Pater Noster, sans autre guide et gardien que sa propre
conscience, il n’a pas à
craindre de perdre le chemin qui va
vers la grande lumière du jour... » En 1839, J. Wilson, encore
fidèle à Gœthe, accueille dans le Blackwood's Magazine, une meilleure traduction de Poésie et Vérité, due à la plume de J. Sterling.
Les efforts de Carlyle n’ont donc pas été inutiles. Jeffrey
s’adoucit et son gendre William Empson, qui devint plus tard le directeur de la Revue d'Édimbourg, y publia, en 4831, sur la Correspondance dé Gæthe et de Schiller, une étude sympathique. Le Blackwood's Magazine, avec un éditeur comme J. Wilson et un collaborateur comme Gillies, était plutôt favorable à la lit-