GOETHE ET L'OPINION ANGLAISE
toi -ci traduiré encore e des passages de Gœæthe dans ses Prosa- ‘teurs allemands (1844), et elle se souviendra de lui plus d’une fois dans son livre sur l’Allemagne (1854). Elle exerça une certaine influence sur les milieux littéraires : comme lé raconte Th. Moore, elle ne perdait pas une occasion de parler de Gœthe. Elle entretenait souvent son ami, le jeune Stuart Mill, qui s'était. : précisément mis à l’étude des auteurs allemands, au moment où
elle préparait ses Caractér istiques. Celui-ci, qui l’appelait affec-
Ê tueusement Mutter, discutait avec elle et ne partageait pas
jusqu'au bout ses admirations. Pour lui, l'erreur de Gœthe était
davoir voulu exprimer son époque changeante et complexe
dans une forme d'art ‘antique : « IL a cherché par tous les moyens à être un Grét, mais il n’a jamais réussi à produire
; quelque chose de parfait. » Il n’est pas < l'homme moderne - typique » de Carlyle, « l’homme représentatif » d’'Emerson; il … “est un grand attardé, isolé dans 2 contemplation de la beauté