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LE SUCCÈS DE « WERTHER

Werther, mais déjà, Pannée suivante, en 1818, une parodie de ‘Govent-Garden raillera pour la dernière fois le héros de Gæœthe. La satire, d’ailleurs, sera à peine sentie, Manfred et Childe- Harold auront remplacé Werther et il faudra tout l'humour de Thackeray pour lui rendre plus tard, dans sa Ballade comique, une brève et ridicule existence.

CHAPITRE II LA RÉAGTION MORALISANTE ET LES PREMIERS DRAMES DE GŒTHE (1790-1800)

| La concurrence de Komebée et l’hostilité conservatrice. Le libéralisme: intellectuel et les prédilections classiques de William Taylor. La conféférence de Mackenzie sur le théâtre allemand. — L'opposition à Stella (Parodie de l’Antijacobin). — La résistance classique et moralisante à Gœtz de Berlichingen.

« There are the usual ingredients of imprisonments, post-houses and horns, and appeals to angels and devils... » (Préface de la parodie : The Rovers. Antijacobin, 4 juin 1798.)

Les premiers drames de Gœthe n’eurent aucun succès en Angleterre. Gœtz de Berlichingen, l’œuvre qui est à l’origine même du Sturm und Drang, ne parut en Angleterre qu’à la suite des pièces les plus méprisables du théâtre allemand. Si Gætz avait été traduit dix ans plus tôt, il aurait eu certainement autant de faveur que les Brigands de Schiller. Mais, en 1799 et en 1800, le public était déjà lassé de ces histoires de chevaliers teutons, de brigands et de fantômes qui avaient inondé la librairie et le théâtre. Il en est de même des mélodrames de Kotzebue : Stella et Clavigo n’ont pu ni les devancer, ni les évincer. Le critique William Taylor avait imposé Kotzebue. Southey, qui Pécoutait en matière de littérature allemande, v’écrivait-il pas à son ami Wynn, le 8 avril 1799 : « Kotzebue est un génie inégalé et inégalable. » Pendant son exil à Londres, Chateaubriand-fut scandalisé de voir « les drames de Kotzebue profaner la scène de Shakespeare ».

Les pièces de Gœthe passèrent, pour ainsi dire, le détroit: en contrebande, à la faveur d’une vogue qui s’adressait à d’autres.

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