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o Les abus de la première partie 4 Faust, la version en prose d’A. He ward (1833). Les meilleures traductions en vers : J. St. Blackie ee : J:: Anster (1835), ‘A. Swanwick (1850). Les revues; l’appréciation de la. première partie. — Les traductions de la deuxième partie (1838-1842). —
- Les adaptations et parodies au théâtre. La caricature. — L'influence sur les poèmes philosophiques. Paräcelse de Browning (1835) : ses thèmes poétiques; son problème métaphysique et moral. Feslus de
P. J. Baïley (1839) : son importance littéraire, sa portée théologique, son développement. Dipsychus d'A. Clough (4850) : le conflit Philoso= phique,- les motifs BA nsens et la sagesse de Sanyre. ;
en | re Wolfgang’ S Faust flames forth the fire 3 + divine,
< In many a solid thought and glowing line. »
RS (P. J. Barzev, The Age, 1858.)
L’Angleterre ne connaissait encore Faust que par la mauvaise transposition de lord Gower et les brillants fragments de Shelley. Coleridge et Carlyle avaient abandonné leur projet de tra- .. duction. Ce dernier demandait, dans son premier essai de 1822,
une bonne version en prose et son vœu fut enfin réalisé, quand parut en 1833 le travail, d’abord anonyme, d’ Abraham Hayward.
L'auteur était un jeune juriste qui connaissait bien l’Allemagne et venait de traduire un ouvrage de Savigny. IH avait aidé Carlyle à chercher un éditeur pour l'Histoire de la littérature allemande et il l’avait encouragé à écrire son essai sur {es œuvres de (rœthe en 1832. Il était allé frapper aussi à la porte du
serviable Robinson et lui avait demandé « des renseignements
sur Faust ». Avant de publier sous son nom sa seconde édition
en 4834, il retourna en Allemagne, il y vit Tieck, Chamisso,
. Lamotte-Fouqué, Rétzsch ; il fut recu par Eckermann et Ottilie 5
de Gæthe. IL écrivit à.A. W. Schlegel et'à Grimm pour avoir des
éclaircissemehts.sur certains passages du drame, il prit l'avis de …
Sarah Austin et de Carlyle; bref, il fit appel à toutes les compétences qui lui avaient été indiquées par Charles Lamb. Sa version est parfois un peu prosaïque; elle est toujours pénétrante
et rigoureuse; c’est la première image fidèle de Faust en Angle-
“terre. Elle fut généralement bien accueillie. Southey, Wordsworth, Hallam le félicitèrent. Coleridge lui-même, hostile à toute traduction en prose, jagea le travail bien fait. En tout cas”
Hayward apporta dans son interprétation une honnêteté scru- : puleuse, une patiente minutie, et en le nommant membre de la
Société Royale de littérature à Berlin, l’Allemagne reconnaissait qu’il avait bien mérité de Gæœthe. Tous les traducteurs, qui
vinrent après lui et mirent le Faust en vers anglais, ne purent
se passer de lui et de sa prose. Sa version, simple et directe,
donna pour la première fois aux lecteurs britanniques une idée
. exacte de l’œuvre : elle a une importance historique et une valeur littéraire, et Matthew Arnold l’estimait beaucoup.
L'année 1834 vit aussi paraître trois traductions en vers : la
première anonyme, et la seconde, par David Syme, sontinsigni-
fiantes et incomplètes; la troisième, par John Stuart Blackie, le professeur d’Édimbourg dont nous avons déjà parlé (1),+
est consciencieuse et intelligente : c’est une solide transpo-
sition métrique qui manque parfois de souplesse et de poésie. .
Blackie supprima lui aussi le Prologue dans le ciel, quitte à en donner, dans l’appendice de son volume, une version expurgée. Pas plus que Gower, il n’osait présenter face à face le Très-Haut et le Malin, et il désapprouvait « le ton d’insouciante familiarité sur lequel on y traitait les choses divines ». Comme Hayward, il connaissait bien allemand. Il avait étudié à Goettingue et à Berlin, où il avait suivi les cours de Schleiermacher, et il s’était préparé sérieusement à son travail, mais il avait moins cherché à. -s’entourer de certitudes philologiques qu’à retrouver l'atninsphère tragique et médiévale du nee
(4) Cf: 8° partie, ch. r.