AUTOUR DU 4 FAUST
is ‘A la Hibliothemue des Avocats, il & "était onee dans les livres de sorcellerie, et tandis que Hayward employait sa préface à critiquer ses prédécesseurs, il consacra surtout la sienne à exposer la. légende de Faust. Sa traduction est loin d’être par-
faite, maïs c’est, parmi {outes les traductions en vers, la seule ou qui retienne vraiment l'attention entre la tentative de Gower et
18 réussite d'Anna Swanwick en 1850. G. H: Lewes l’appréciait étil lui. -emprunta, dans sa Vie de Gœthe, ses citations de Faust.
En 1835 parurent la lourde version de l’honorable Robert
| à albot, dont la seconde édition fut dédiée, « sans sa permission »,
à Th. -Carlyle, et la lyrique composition de John Anster, sie
tard professeur de droit civil à Dublin. Celui-ci en avait déjà < publié des fragments dans le Blackwood’s May agaziné en 1820. .
Le Proloque dans le ciel figure cette fois à sa place primitive; :
ie mais J. Anster croit nécessaire de se justifier tout au long dans son avant-propos. En dépit de l'enthousiasme des revues irlan-
daises et de l’accueil favorable du public, son travail ne peut être considéré comme une traduction : c’est, selon le mot de
- G. H. Lewes, une brillante paraphrase. Si l’œuvre de Talbot
west qu’une versification d’après la prose de Hayward, celle
de J. Anster est une suite de variations sur le thème de Gæthe.
Le médiocre et somptueux volume de Jonatham Birch, orné
des gravures de Retzsch et dédié, en 1839, à celui qui allait
être Frédéric-Guillaume [V, roi de Prusse, lui attira de la part de son protecteur plus de faveurs qu'il ne méritait, En 1841, Birch fut élu, honneur qui ne fut partagé que par Carlyle et Hayward, membre de la Société Royale de littérature de Berlin. La traduction de John Hills (1840) est un peu meilleure, celle
-de Lewis Filmore (1841) est sans prétentions et eut l'avantage
d’être bon marché, celle de Sir George Lefèvre, médecin de
T’ambassade britannique à Petrograd, est ridicule et vul-
gaire (1841). Le capitaine John Knox, qui connut Gœthe à Weimar et collabora au Chaos d’Ottilie, ajouta encore la sienne à toutes ces versions oubliées (1847); seule Anna Swanwick qui, comme J. St. Blackie, traduisit Eschyle, publia en 1850 un travail d’une incontestable valeur. Presque aussi exact que celui de Hayward, plus poétique que celui de Blackie, son Faust