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mi. ne as “ete a collision ee ie dates mots : 47 Beschüizer =ziehn est un son hideux au milieu de la poésie. »
ee Par contre, deux ans avant de mourir, il redisait encore avec a ARNO la belle fompleinie du j joueur de Arpes
AT D Wer nie sein ds mit Thränen ass... ».
a Pier qu’ aucun autre, Ai on était. sensible à cette AS ue colie des lieds de Wilhelm Meister. N'avait-il pas écrit des « chants » d’unetristesse et d’une douceur semblables? Carlyle,
oe peu amateur de poésie, goûtait beaucoup. ces vers célèbres : … Tears, idle lears, et il citait avec émotion l’automnale mélopée
= «of the days that are no more ». Certains petits poèmes de Tennyson, d’une Stimmung si attendrie, rappellent irrésistiblement
les - lieds de Gœthe. Carlyle fut frappé d’autres analogies. IL
écrivait à Tennyson, le 7 décembre 4842 : « Je sais que vous
ne connaissez pas l'allemand (sur ce point il se trompait). C’est d’autant plus intéressant de retrouver dans votre Summer-oak
(Talking- -oak) des beautés qui ressemblent à ce qu’il y à de
meilleur dans Gœthe. »
‘Avec Carlyle, Tennyson croit que le vrai poète est non seu-
lement un artiste, mais aussi un penseur. Il exige qu’il soit le
« vates » inspiré et qu'ilexprime, dans ses vers, l’idée profonde
de son époque : « Il faut distinguer, dit-il, Keats, Shelley et
Byron des grands sages, des grands poètes qui sont à la fois grands penseurs etgrands artistes, comme Eschyle, Shakespeare,
Dante et Gœthe. Gœthe n’eut pas la divine immensité de Dante,
mais il compte parmi les plus grands sages de l'humanité et fut
en même temps un grand artiste. » Tennyson retrouve en -
Gœthe son idéal du poète. Lui aussi, il ne veut pas être seulement un pur lyrique, il prétend affronter les sentiers ardus de
la pensée. Après avoir eu avec lui un long entretien sur Gœthé,
256 | à CGoTHE EN ANGLETERRE.
H. . Robinson consigne. dans son journal, le: 34 janvier 1843 : « Ses poèmés sont pleins de génie, mais il aime l’énigmatique. » | Tennyson prend position en face des grands. problèmes. Une
poésie comme The higher pantheism est digne, | par son de Fe
non, du recueil : Dieu et Monde. Fa | SN AS : D'après FT. Palgrave, Tennyson admirait due parmi les poèmes philosophiques de Gœthe, les Limites de l'humanité.
et le Divin, « pour leur solennelle pensée et leur profonde, a
calme intelligence de la vie humaine ». Une autre poésie l’attirait « par son imposante beauté et sa tendre sensibilité », C'est.
celle que Gœthe, penché sur le crâne de Schiller, consacre à leur. fidèle amitié. Dans l’œuvre de Tennyson aussi, la plus haute méditation philosophique s'associe au souvenir fu ami : In Memoriam ! x >
Du désespoir où l'avait plongé la mort d'Arthur Hallam, es k nyson s'élève peu à peu vers la paix que donne la foi en l'immortalité. Cette croyance suprême, Tennyson sent bien qu'il la partage avec Gæthe : « Gæœthe, écrit-il, considérait comme un. - signe de faiblesse le fait de perdre la foi en limmortalité, et il disait : J'espère bien n’être jamais assez faible d’esprit pour me laisser arracher ma croyance en une vie future. Edel sei der Mensch est un de ses plus nobles poèmes. » Plus tard encore, dans un entretien avec la reine Victoria, le 7 août 4883, il se range, ainsi que Gœthe, dans la grande armée des croyants, et la reine en est elle-même frappée : « Il parle avec horreur des incroyants et des philosophes qui voudraient nous faire croire qu'il n’y à, ni autre monde, ni immortalité. Il cite plusieurs vers bien connus de Gœthe qu'il admire tant. » Il y a d’ailleurs une différence profonde entre les conceptions des deux poètes sur l'immortalité. Pour Gœthe, l’anéartissement de l’égoïsme marque l'avènement de la vie éternelle. La nature est un perpétuel devenir. Le sacrifice des individus est nécessaire à l’harmonie du tout. L'esprit, libéré des \instincts qui meurent, est immortel. C’est aussi la pensée de Spinoza pour qui le sage entre tout vivant dans l’éternité. Mais cette immortalité ne suffit pas à Tennyson, il la veut personnelle, réparatrice. Comme Chateaubriand après la mort de sa mère,