‹ Goethe en ItalieChapitre 4 sur 32 · PRÉFACE XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE XI

part de ne tenir aucun compte des travaux antérieurs sur Goethe, écrits, presque tous, par des hommes bien plus capables que je ne l'étais de comprendre le poète.

Aucun auteur moderne, peut-être, n'a autant occupé les critiques que Gœthe. Parmi les innombrables ouvrages sur sa vie et ses œuvres, parmi ceux que j'ai lus , je ne nommerai que ceux envers lesquels j'estime avoir une dette de reconnaissance. Ce sont, en France : les travaux sérieux de MM. Caro, MézièreSy Bossert et Liclétenberger, plusieurs articles, dont quelques-uns excellents, de M. Blaze de Biiry, dans la Bévue des Deuœ-Mondes, et les fines études de Sainte- Beuve et de M. Ed. Scherer; en Angleterre : l'essai de Carlyle et surtout la biographie du poète, par Lewes, un chef-d'œuvre de critique, qui fait aimer Gœthe en le faisant vivre et prouve chez l'auteur une intelligence du sujet qui n'a pas été égalée; enfin, en Allemagne, outre les écrits de l'époque (Biemer, Biezmann, Eckermann, etc), les travaux consciencieux, mais trop prolixes, de Viehoff, les spirituels articles de MM. W. Scherer et Lœper, les essais si éminemment artistiques de M. Hermann Grimm^ et enfin les ouvrages de M. Dûntzer, composés avec une minutie exagérée, mais dont il y aurait de l'ingratitude à dire tout le mal qu'on en pourrait penser*.

* C'est M. DiiNTZER qui a édité Vltalienische Reise dans Tédition des œuvres de Gœthe de Hempel (Berlin). Je n'ai pu prendre connaissance de cette édition que lorsque mon travail était déjà

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