‹ Goethe en ItalieChapitre 5 sur 32 · XII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XII PRÉFACE

Cela lu, je connaissais Gœthe ou à peu près. Restait encore l'autre moitié de la question : T Italie. Pendant tout mon travail j'avais certainement eu présent à l'esprit mon propre séjour au Midi. Il m'avait fait comprendre beaucoup de choses; mais, pour juger un pays et son influence d'une façon générale, ce n'est point assez des souvenirs personnels. Il importait, d'ailleurs, de se représenter l'Italie de la fin du siècle dernier. Je lus donc un grand nombre de récils de voyage écrits par des contemporains de Gœthe. Je n'en tirai, je dois l'avouer, guère qu'un profit : celui d'estimer l'ouvrage de Gœthe encore plus que je ne T avais fait, par la conviction que j'acquis, que le poète av dt mieux vu et surtout beaucoup plus simplement vu que les autres voyageurs. Par contre, un livre moderne, le Voyage en Italie, de M. Taine, m'a été de la plus grande utilité. Il m'a fait voir bien des détails que je n'avais qu'entrevus, mes idées sont devenues plus nettes, et, si peu que vaille mon élude, je dois beaucoup à cet ouvrage.

Tout en faisant ces lectures, je complétais mon premier manuscrit et le rectifiais. Quand mon opinion no

fort avancé. EUe ne m*a apporté, à peu prés, rien de nouveau, mais ne m*en a pas moins été fort utile pour réviser mes notes. Excepté les lettres à Kayser, elle contient presque toutes les lettres écrites en Italie par Gœthe. — L'édition de V Italienische Reise de Schuchardt (Stuttgart, 18C3) n'a aucun mérite particulier. — Je ne mentionne qu'ici, et seulement pour la forme, la Conférence de M. L. HiRZEL sur le Voyage en Italie, C'est une étude tout à fait superficielle et souvent inexacte. ( Oelfeniliche Vortràge, gehalten in der Schweiz. Bàle, 1871.)

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