PRÉFACE XIII
s'accordait pas avec celle de mes maîtres (car je devais regarder comme tels tous ceux que je viens de nommer), j'étudiais à nouveau la question. Chaque fois que j'ai estimé en avoir le droit, j'ai franchement maintenu mon avis et j'ai cherché à l'appuyer.
Ce premier manuscrit, rectifié, annoté et complété, je le rédigeai une seconde fois. C'est cette seconde rédaction qu'on va lire.
Ses défauts sont nombreux. J'en connais plusieurs, j'en ignore encore davantage; et cependant, quand je devrais recommencer mon travail, je le ferais de même. Ayant un problème à résoudre, j'ai voulu le résoudre comme un problème doit l'être. Avant tout je nie suis appliqué à ce que mes déductions fussent rigoureuses et claires, préférant de beaucoup me répéter parfois ou laisser échapper peut-être quelque naïveté, que d'être obscur ou incomplet. Ceux qui connaissent le Voyage en Italie de Gœthe, jugeront que je me suis trop étendu sur la vie du poète à Home. Majis cette analyse, ce classement des faits et gestes de Gœthe m'a paru nécessaire au lecteur, aussi bien qu'à moi-même, pour avoir une idée nette et complète de son développement. — On trouvera les notes trop nombreuses. Cela d'autant plus que, je puis le dire, elles indiquent moins mes sources que les points où je me suis rencontré avec des hommes sur l'autorité desquels j'étais heureux de m'appuyer. J'ai été poussé aies multiplier, d'un côté, par