‹ Goethe et DiderotChapitre 14 sur 37 · XX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XX INTRODUCTION

kantisme; Spinoza, le posthume Spinoza, à fait le spinozisme. Gœthe est comme eux un chef d'école, le chef d'une école métaphysico-littéraire. Tout ce qui a de bonnes raisons pour vouloir que l'art soit sans âme est gœthiste de fondation. Théophile Gautier l'a été. Baudelaire aussi. Sainte-Beuve vieillissant le devint, — car, jeune, il écrivait Joseph Delorme^ et il était vivant (malsain, sentant le carabin et l'hôpital, mais vivant !j. Présentement sont gœthistes — qu'ils le sachent ou qu'ils l'ignorent ! — M. Leconte de risle et M. Flaubert, et tous ces petits soldats en plomb de la littérature qui se sont appelés eux-mêmes orgueilleusement « les Impassibles». Réalistes d'hier et Naturalistes d'aujourd'hui relèvent tous, plus ou moins, de Gœthe, sa théorie de Vart pour Vart ayant abouti pour Ibs esprits grossiers, mais conséquents, à la théorie de la nature pour la nature ^ qui, au fond, est absolument la même chose. Gœthe, qui a remplacé l'inspiration par l'étude, la combinaison et le remaniement perpétuel, doit être naturellement le Dieu des secs et des pédants. Les pro-

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