XXII INTRODUCTION
phie de Gœthe, il recherchait péniblement quelle avait dû être cette philosophie et ne le trouvait pas. Plus tard encore, en novembre 1879, M. Blaze de Bury, écrivain de la Revue des Deux Mondes (cela pèse un professeur), y publiait un article sur Gœthe qui serait sans excuse si M. Blaze de Bury n'avait pas été toute sa vie le traducteur de Gœthe, en prose et même en vers. Prépotence ancrée jusqu'au fond de la crédulité humaine, mais redoutable. Il faut bien qu'on le sache pour s'en garantir! Qui touche à Gœthe touche à la reine ou à la hache. Un jour, l'auteur de l'étude que voici — à propos du livre d'Eckermann qui venait de paraître — risqua sur Gœthe un premier mot dont ce livre sera le second. C'était dans un journal qui appartenait, d'opinion, au gouvernement d'alors. Sainte-Beuve, un des licteurs de Gœthe, voulut faire sentir au critique irrévérent le fil de cette hache qui est Gœthe. Haletant, frémissant, ses belles oreilles rouges violettes de colère, Sainte-Beuve, dénonciateur par une admiration qui fait tout pardonner, alla se plaindre