INTRODUCTION XXIII
au ministre dont il était le Triboulet. C'était Persigny, lequel avait autrefois traduit Gœthe. L'amuseur ministériel tombait bien 1 Immédiatement justice fut faite, et la porte du journal où il écrivait fut fermée à l'auteur de l'article, pour avoir manqué, dans l'auguste personne de Gœthe, à la littérature française et au gouvernement français (1) !
Aujourd'hui que l'Empire n'est plus, — ni Sainte-Beuve, — ni Persigny, — ni même sa traduction parfaitement oubliée, — et que la République a pour prétention de nous dégermaniser, souffrira-t-on sans crier la netteté de l'opinion écrite ici sur Gœthe? Franchement, l'auteur de cette étude ne le croit pas. Il connaît trop la force des choses admises, et qui est plus admis parmi les évidences indéniables que le génie de Gœthe?... Il connaît trop la rengaine des lâches, inventée pour dormir tranquilles : on ne remonte pas le courant de l'opinion publique.
Mais qu'importe, si on l'a troublé !
Chateaubriand a dit, en parlant d'un homme