‹ Goethe et Frédérique BrionChapitre 14 sur 37 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

A la fin de 1771, Gœthe, ayant passé une soirée bien remplie avec Merck, écrit à Herder : « J'étais aussi heureux que je puis l'être de retrouver un homme, dans la société de qui les sentiments se déploient et la pensée se précise ! ».

C'est une des caractéristiques de Gœthe que ce besoin d’excitations et de stimulants d’un ordre particulier. Il semble qu’il y ait en lui une force qui ne se dégage complètement que s’il peut la transmettre à un être humain, homme ou femme, chez qui ensuite il la retrouve et la reprend, décuplée. Son plus grand bonheur, il le répète souvent dans ses lettres, est de vivre avec les meilleurs de ses contemporains. Il écrit un jour à la comtesse Auguste de Stolberg

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