‹ Goethe et Frédérique BrionChapitre 2 sur 37 · Der junge Gæthe, 1, p · texte numérisé non relu

Der junge Gæthe, 1, p

3. Lucius, friederike Brion von Sessenheim (Strassburg, 1878).

faire, dans le récit de Gœthe, le départ de tout ce qui est vrai et de tout ce qui est faux, le résultat auquel nous aboutirions manquerait cependant de valeur. Il plairait peut-être aux dévots de Gœthe, auxquels rien de ce qui touche leur dieu n’est indifférent : il n’éclairerait pas l'évolution psychologique du poète, qui surtout nous intéresse.

Et ici, nous sommes amené à constater que les faits précis, matériels, et, en quelque sorte, dépouillés, contiennent parfois moins de vérité que les événements impalpables, idéalisés, symboliques. Jacobi disait que les récits de Gœthe étaient souvent plus vrais que la vérité même’. Et Gœthe, de son côté, invoquait un jour une « hühere Wahrheit », à propos précisément de l'œuvre qui nous occupe?.

Gœthe rapporte qu'il fut introduit dans la famille de Frédérique par son ami Weyland. Cela est exact. Weyland était même apparenté aux Brion, sa sœur ayant épousé Le frère de Mme Brion, le « Regierungsrath » Schoell, de Saarbrück. Est-ce à dire que cela suffise pour expliquer l'immortelle rencontre? Un fait exact peut n'être pas toute la vérité, mais seulement un aspect de la vérité. Le geste de Weyland est trop rudimentaire pour avoir une signification. Gœthe, en

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