CHAPITRE III
Gœthe ayant supposé dans cet article des « Frankfurter gelehrten Anzeigen » que nous avons déjà cité plus haut, un jeune homme vibrant, doué et sincère, épris d'une jeune fille toute de grâce et de vertu, con. clut que « la vérité sera dans ses lieds, la vérité et la beauté vivante, et non les idéals bariolés et ampoulés, tels qu'ils flottent et tournoient dans cent chansons allemandes! ».
Comment l'amour de Frédérique provoque et marque dans l'œuvre de Gœæthe les premières apparitions de vérité et de beauté, sa conversion de l’anacréontisme au Volkslied, c’est-à-dire de l’artifice à la nature, de limitation à l'originalité, des procédés d'école aux essors spontanés : c'est ce que nous allons d'abord étudier.