‹ Goethe et Frédérique BrionChapitre 28 sur 37 · bid., p · texte numérisé non relu

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si elle est de lui. Le soleil, qui tout à l'heure était noir comme les arbres, se cache cette fois complètement. L'auteur mêle les bêlements des troupeaux à sa douleur : procédé trop classique qui rappelle les paysanneries pastorales de Leipzig'.

La première des poésies qui portent vraiment la marque de Gæthe :

Jetzt fühlt der Engel was ich fühle ?

se rapporte sans doute au temps où Gœthe écrivait à Horn une lettre aujourd'hui perdue, mais que Eckermann vit,et qu'il caractérise en ces termes : « Les relations avec Sesenheim sont nouées, et l'heureux garçon semble se bercer dans l'ivresse des plus douces sensations ÿ. » La seconde :

Ich komme bald, ihr goldnen Kinder {

annonce évidemment l’arrivée de Gœthe pour la fête de Noël, si douce et si nécessaire à la sentimentalité allemande.

Dans ces deux poésies, le ton anacréontique n’a pas complètement disparu. Nous sommes à une

période de transition. L’aimée est encore un «goldnes

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