‹ Goethe et Frédérique BrionChapitre 29 sur 37 · Der junge Gwæthe, I, p · texte numérisé non relu

Der junge Gwæthe, I, p

3. Eckermann's Gespräche mit Gœthe, 1, p. 93. 4. Der junge Gœæthe, |, p. 266.

Kind », un « Engel », dont le cœur a été gagné « beim Spiele ». Ensemble on tressera de petites couronnes, on liera de petits bouquets, on fera comme les petits enfants. C’est la gentillesse, l’afféterie, la mignardise de l’anacréontisme : mais avec la sincérité en plus. Car Frédérique entrant dans le cœur de Gœthe y a mis un besoin de repos et de simplicité inconnu jusque-là. Ce n’est pas par un artifice littéraire qu'il se rapetisse à vouloir faire l'enfant avec sa bienaimée et à participer à ses jeux innocents, c'est que, après l'orage, il vient de trouver un asile de calme et de pureté bienfaisante. Dans la première lettre qu'il écrit à Frédérique (la seule conservée), il se plaint en quelque sorte d'être « replongé au milieu du bruyant Strasbourg », il lui confirme ce qu'elle ne voulait pas croire, que « le bruit de la ville l’importunerait après les doux plaisirs champêtres » de Sessenheim. Il interpelle son cœur, son propre pelit cœur d'amoureux, comme il ferait à un enfant : « cher petit cœur, sois tranquille, {u ne resteras pas longtemps éloigné d'eux, de ces gens que tu aimes : sois tranquille, petit cœur!» Le repos, le silence, le calme, ces mots reviennent sans cesse au bout de la plume de Gœæthe. Et cet état d'esprit se réflèle dans ces deux poésies. Le nouveau, aussi, c'est, comme nous l'avons déjà

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