‹ Goethe et Frédérique BrionChapitre 5 sur 37 · Gœdeke. Grundrisse, Il, p · texte numérisé non relu

Gœdeke. Grundrisse, Il, p

obstrue et relègue à des plans lointains l'influence française et les factices théories d'art de Leipzig. Et si l'on était tenté de croire que Gæthe a exagéré le contraste dans Dichtung und Wahrheit, on n'aurait qu'à se reporter à l’ardent opuscule qu'il dédiait en 1773 à Erwin von Steinbach, on y verrait mieux démontrées cette libération et cette initiation !. Quittant la cathédrale, sans transition, car ce n’en est pas une que de dire que l'oreille, en Alsace, fait songer chaque jour à la danse, comme l'œil fait songer à la cathédrale, Gœthe en arrive aux leçons de danse qu'il prenait à Strasbourg, et au fameux épisode de Lucinde. Lucinde, fille du maître de danse, une vive et jolie Française éprise de Gœthe, ayant découvert une rivale en sa propre sœur, prend la tête du bienaimé entre ses mains, et l’'embrassant passionnément sur la bouche, jette ce cri farouche : « Malheur à celle qui la première baisera ces lèvres après moi! » Sur ce baiser et cette malédiction, le IX: livre se termine. L'épisode de Lucinde est généralement considéré comme de pure invention. Ne devine-t-on pas l'intention de Gœthe? La passion emportée de Lucinde, la jolie Française, n’est là dépeinte que pour contraster, pour faire ressortir davantage le suave amour de

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