Der junge Gœthe, I, p
21014, LT p: 10:
3, Ibid. "1Il; p. 64.
enfin nous apparaît dans un cadre de grande ville, de parcs somptueux, de salons étincelants de lumière, de bals masqués et de fêtes vénitiennes, dans une cohue de personnages élégants et riches”.
Le mot « croissance », tel qu'il vient au bout de la plume de Gœthe, a maintenant un sens pour nous. Gœthe ne se laissera pas seulement enchanter par Frédérique, il se servira d'elle, il l’utilisera, elle contribuera au développement de ses facultés poétiques. Mais un autre nom est d’abord prononcé celui de Herder. Nous devons étudier rapidement la nature de cette influence, pour mieux comprendre ensuite celle de Frédérique.
Herder, le divin Herder, dont ses contemporains disaient, extasiés, qu'il avait le front de Platon, et que de ses lèvres en fleur les mots s’envolaient comme de douces abeilles, Herder achève d’arracher en Gœthe les anciennes influences qu'il juge pernicieuses. Il lui ouvre, selon son propre aveu, chaque jour, chaque heure, des perspectives nouvelles. Il lui inculque le goût du simple et du profond, l’effroi de tout ce qui est apparence et ostentation. Il sape par la base son admiration pour le raffiné Ovide.
Par contre il l'invite à s'appliquer au texte même