‹ Goethe et Frédérique BrionChapitre 9 sur 37 · Schôll, Briefe und Aufsülze, p · texte numérisé non relu

Schôll, Briefe und Aufsülze, p

prouve G. von Lœper ‘. Herder se trouvait encore le 4* septembre 1770 à la cour de Karlsruhe. Il n'arrive à Strasbourg que vers le 3 ou 4 du même mois, et, pendant un certain temps, ne fraye avec personne. Gœthe, de son côté, découvre Sessenheim dans la première quinzaine du mois suivant, puisque sa première lettre à Frédérique est datée de Strasbourg, du 15 octobre*. On peut donc supposer tout au plus une brève entrevue entre Gœthe et Herder, avant le début de l'idylle de Sessenheim. Si donc, n'ayant pas encore introduit Frédérique dans son récit, Gœthe s'étend aussi longuement sur ce quil doit à Herder, c'est qu'il veut marquer discrètement la place et le rôle de Frédérique. Il faudra que l'influence de celle-ci s'ajoute à celle de Herder et la complète, pour que Gæthe écrive ses premiers vers immortels. On peut même noter que c'est après le départ définitif de Herder, c’est-à-dire au commencement d'avril 1771, que Gœthe s'installe, à demeure presque, dans la famille Brion. Il semble donc y avoir, de Herder à Frédérique, cet « enchaînement intellectuel et génétique » * dont Gœthe parle au commencement du livre X, lorsqu'il rappelle le plaisir qu'il

4. Dichlung und Wahrheit, Edit. von Lœper, X, Rem. 351. 2. Der junge Gœthe, X, p. 245.

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