‹ Goethe et le drame antiqueChapitre 120 sur 270 · V. 1477 et suiv · texte numérisé non relu

V. 1477 et suiv

dernier sera sa victoire sur l'amour même qu'elle a inspiré ‘. C’est là sans doute une des plus belles études d’âmes qui aient jamais pu tenter un poète, mais ici l’action extérieure est si bien asservie à cette étude qu'elle s’efface jusqu'à se faire oublier. La formule d'Aristote : « la fin d'une tragédie est une action, non une manière d'être ? », se trouve, pour ainsi dire, renversée. C’est ainsi que la pièce de Gœthe, tout en s’appropriant les plus beaux caractères de l’art tragique des Grecs, l'équilibre des parties, la calme simplicité, la noblesse des attitudes et ce profond sentiment de la mesure, dont Tasso va nous donner une nouvelle expression, ne retient pas cependant, dans sa composition générale, le principe essentiel de cet art.

: 4. Etant donnée la fiction de la tragédie, on peut poser ce principe : tel Thoas, telle Iphigénie : la pièce d’Euripide nous fait bien voir comment Iphigénie perd en grandeur autant qu'on donne à Thoas de barbarie.

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